
Des policiers espagnols avaient interrogé une vingtaine de prisonniers à Guantanamo essentiellement marocains.Le Parti populaire (PP, droite), au pouvoir en Espagne entre 1996 et 2004,
a reconnu mercredi 14 février que des policiers espagnols s'étaient rendus plusieurs fois en 2002 dans le camp américain de prisonniers de Guantanamo à Cuba, à la suite d'informations du quotidien El Pais.Le porte‑parole pour les Affaires extérieures du PP, Gustavo de Aristegui, a reconnu que des policiers espagnols y avaient rencontré de présumés terroristes islamistes, tout en assurant qu'il s'agissait d'une "mission diplomatique" dont la justice avait été informée.Ces visites, a‑t‑il déclaré au Parlement, visaient à "apporter soutien et protection diplomatiques" aux détenus de ce camp qui affirmaient être de nationalité espagnole."La justice en a été informée, mais je ne sais pas si il y a eu autorisation", a précisé de Aristegui, écartant tout "interrogatoire illégal ou tortures" lors des visites des agents espagnols.Le quotidien El Pais (proche du gouvernement socialiste), a affirmé mardi 13 février que des policiers espagnols avaient interrogé une vingtaine de prisonniers à Guantanamo, essentiellement marocains, sans l'aval de la justice espagnole, sous le précédent gouvernement conservateur de José Maria Aznar.Les policiers espagnols y étaient accompagnés par des agents de la CIA, selon le journal.Ils ont notamment interrogé Ahmed Abderraman, originaire de l'enclave espagnole de Sebta, surnommé le "Taliban espagnol", et Lahcen Ikassrien, un Marocain résidant en Espagne, capturé en 2001 en Afghanistan puis transféré à Guantanamo début 2002. Tous deux, renvoyés en Espagne en 2004 et 2005, ont été remis en liberté après avoir été innocentés par la justice espagnole.
a reconnu mercredi 14 février que des policiers espagnols s'étaient rendus plusieurs fois en 2002 dans le camp américain de prisonniers de Guantanamo à Cuba, à la suite d'informations du quotidien El Pais.Le porte‑parole pour les Affaires extérieures du PP, Gustavo de Aristegui, a reconnu que des policiers espagnols y avaient rencontré de présumés terroristes islamistes, tout en assurant qu'il s'agissait d'une "mission diplomatique" dont la justice avait été informée.Ces visites, a‑t‑il déclaré au Parlement, visaient à "apporter soutien et protection diplomatiques" aux détenus de ce camp qui affirmaient être de nationalité espagnole."La justice en a été informée, mais je ne sais pas si il y a eu autorisation", a précisé de Aristegui, écartant tout "interrogatoire illégal ou tortures" lors des visites des agents espagnols.Le quotidien El Pais (proche du gouvernement socialiste), a affirmé mardi 13 février que des policiers espagnols avaient interrogé une vingtaine de prisonniers à Guantanamo, essentiellement marocains, sans l'aval de la justice espagnole, sous le précédent gouvernement conservateur de José Maria Aznar.Les policiers espagnols y étaient accompagnés par des agents de la CIA, selon le journal.Ils ont notamment interrogé Ahmed Abderraman, originaire de l'enclave espagnole de Sebta, surnommé le "Taliban espagnol", et Lahcen Ikassrien, un Marocain résidant en Espagne, capturé en 2001 en Afghanistan puis transféré à Guantanamo début 2002. Tous deux, renvoyés en Espagne en 2004 et 2005, ont été remis en liberté après avoir été innocentés par la justice espagnole.
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