Falsification des documents au sein de la Banque centrale populaire du Maroc
De la photocopie de Achour à Montréal au scan de Souja à Paris
Par A. Khouibaba
MontréalOn dirait que falsifier des documents est devenu une habitude chez les employés de la Banque centrale populaire du Maroc (BCP), en particulier au sein de la division des Délégations à l’étranger (DDE).
Après Btissam Achour qui, à partir d’une photocopie a pu se fabriquer un diplôme qui l’a presque promu au grade de cadre à la Délégation de la Banque populaire du bureau de Montréal. C’est le tour de Madame Nadia Souja au DDE à Paris avec un savoir faire encore plus sophistiqué, elle a utilisé un scanner pour falsifier une attestation lui permettant d’obtenir un prêt au sein d’une institution financière française à Paris. Mais heureusement pour l’institution française, l’acte a été déjoué grâce encore au hasard.
La première falsification a été faite par Btissam Achour qui est la fille d’un employé du Palais royal. Alors que l’autre «imitatrice» est la conjointe de fait de Monsieur Mouani, responsable du crédit au sein de la banque Chaabi du Maroc (BCDM), et occupe, elle-même et depuis longtemps un poste de coordination pour l’obtention des crédits pour les Marocains résidant à l’étranger, par sa fonction, elle est en quelque sorte un relais entre les délégations de la Banque populaire à l’étranger et des Agences de la Banque populaire au Maroc.
Nous devons souligner que Madame Souja a raffiné l’opération «Made in Achour» en se servant des tampons et des sceaux de la banque pour aveugler l’institution financière française. Heureusement que cette dernière a voulu vérifier l’authenticité auprès des responsables de la DDE à Paris et a pu ainsi découvrir le pot aux roses.
À la suite de ces manœuvres plusieurs questions s’imposent : Comment des institutions financières françaises pourront-elles encore faire confiance au système bancaire marocain après cette tentative de madame Souja qui ternie la valeur professionnelle de nos institutions bancaires et dévalorise les attestations fournies par des agents financiers marocains ? Après ce coup, peut-on lui offrir en plus un poste d’ambassadeur de notre pays ? Combien de fois Madame Souja a-t-elle utilisé la même méthode pour faire ces manœuvres à l’intérieur de l’institution bancaire ? Y a-t-il des dossiers des membres de la communauté marocaine à l’étranger transférés dans des agences marocaines avec une fausse signature ou un faux tampon ? Ces questions trouveront une réponse dans notre prochain article.
Rappelons que Madame Nadia Souja est la conjointe de Monsieur Mouani qui travaille également au sein de la BCDM depuis une trentaine d’années. Il a pu grâce au manque de leadership au sein de l’institution à Paris à ses débuts, s’octroyer un pouvoir parallèle en usant de la terreur et des menaces. Il réussit à rétrograder ceux qui sont contre lui et cela mêmes si ces derniers défendent les intérêts de la Banque et récompenser ses alliés par des promotions et des crédits sur le dos de la banque. Monsieur Mouani (conjoint de madame Souja) utilise parfaitement le slogan de Bush : «Si tu n’es pas avec Mouani tu es contre nous». Malheureusement le Mouani on sait qui il est, mais le «nous» reste un pouvoir parallèle fantôme.
Le prochain article décrira ce réseau Souja Mouani Raoudi . Notre enquête montrera clairement comment obtenir un crédit chez Mouani avec des faux bilans obtenus sur recommandation de ce dernier, comment obtenir des crédits pour des entreprises qui existent pendant la période du prêt et meurent après l’obtention du crédit; des membres de famille entière avec des crédits malgré que leur capacité de remboursement est pratiquement nulle etc… Un rapport de commission de la banque de France s’interroge depuis 1998 sur les compétences des membres de ce réseau parallèle et comme cité dans le rapport «On comprend mal dans ces conditions la promotion dont les intéressés (Mme Afriat et M. Mouani) ont récemment fait l’objet.» Pour votre information, Madame Afriat et Monsieur Mouani ont toujours cette promotion et ils sont des cadres importants au sein de la BCDM à Paris. À SUIVRE.
dimanche 30 décembre 2007
lundi 24 décembre 2007
la concurance
"la concurance concerne la rivalite entre les entreprises qui operent sur un marche et satisfont les memes besoins des consomatuers" afin de se maintenir ou de croitre sur son secteur, l'entreprise doit comprendre la maniere dont la concurance s'exerce
---p.l dubois et a.joliert ed. economica 1992 p 230
mardi 18 décembre 2007
Reportage.


Vue aérienne du mur de défense.(DR)
TelQuel a accompagné des Casques bleus de la Minurso de leur QG à Laâyoune jusqu’aux portes du fameux mur de défense, en passant par le camp onusien de Smara. Récit.Aéroport de Laâyoune. Après trois heures d’attente, caprices de la météo oblige, l’avion militaire de la Minurso (Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental) à destination de Tindouf finit par décoller. Frappé du sigle de l’ONU, le vieil Antonov de fabrication ukrainienne n’inspire pas confiance. “Chaque fois qu’on monte là-dedans, on a l’impression de voler dans une machine à laver, lance,
Cette page sera mise en ligne le 21 décembre 2007
Par Mehdi Sekkouri Alaoui,envoyé spécial au Sahara
Les dérapages d'une démocratie

Des policiers espagnols avaient interrogé une vingtaine de prisonniers à Guantanamo essentiellement marocains.Le Parti populaire (PP, droite), au pouvoir en Espagne entre 1996 et 2004,
a reconnu mercredi 14 février que des policiers espagnols s'étaient rendus plusieurs fois en 2002 dans le camp américain de prisonniers de Guantanamo à Cuba, à la suite d'informations du quotidien El Pais.Le porte‑parole pour les Affaires extérieures du PP, Gustavo de Aristegui, a reconnu que des policiers espagnols y avaient rencontré de présumés terroristes islamistes, tout en assurant qu'il s'agissait d'une "mission diplomatique" dont la justice avait été informée.Ces visites, a‑t‑il déclaré au Parlement, visaient à "apporter soutien et protection diplomatiques" aux détenus de ce camp qui affirmaient être de nationalité espagnole."La justice en a été informée, mais je ne sais pas si il y a eu autorisation", a précisé de Aristegui, écartant tout "interrogatoire illégal ou tortures" lors des visites des agents espagnols.Le quotidien El Pais (proche du gouvernement socialiste), a affirmé mardi 13 février que des policiers espagnols avaient interrogé une vingtaine de prisonniers à Guantanamo, essentiellement marocains, sans l'aval de la justice espagnole, sous le précédent gouvernement conservateur de José Maria Aznar.Les policiers espagnols y étaient accompagnés par des agents de la CIA, selon le journal.Ils ont notamment interrogé Ahmed Abderraman, originaire de l'enclave espagnole de Sebta, surnommé le "Taliban espagnol", et Lahcen Ikassrien, un Marocain résidant en Espagne, capturé en 2001 en Afghanistan puis transféré à Guantanamo début 2002. Tous deux, renvoyés en Espagne en 2004 et 2005, ont été remis en liberté après avoir été innocentés par la justice espagnole.
a reconnu mercredi 14 février que des policiers espagnols s'étaient rendus plusieurs fois en 2002 dans le camp américain de prisonniers de Guantanamo à Cuba, à la suite d'informations du quotidien El Pais.Le porte‑parole pour les Affaires extérieures du PP, Gustavo de Aristegui, a reconnu que des policiers espagnols y avaient rencontré de présumés terroristes islamistes, tout en assurant qu'il s'agissait d'une "mission diplomatique" dont la justice avait été informée.Ces visites, a‑t‑il déclaré au Parlement, visaient à "apporter soutien et protection diplomatiques" aux détenus de ce camp qui affirmaient être de nationalité espagnole."La justice en a été informée, mais je ne sais pas si il y a eu autorisation", a précisé de Aristegui, écartant tout "interrogatoire illégal ou tortures" lors des visites des agents espagnols.Le quotidien El Pais (proche du gouvernement socialiste), a affirmé mardi 13 février que des policiers espagnols avaient interrogé une vingtaine de prisonniers à Guantanamo, essentiellement marocains, sans l'aval de la justice espagnole, sous le précédent gouvernement conservateur de José Maria Aznar.Les policiers espagnols y étaient accompagnés par des agents de la CIA, selon le journal.Ils ont notamment interrogé Ahmed Abderraman, originaire de l'enclave espagnole de Sebta, surnommé le "Taliban espagnol", et Lahcen Ikassrien, un Marocain résidant en Espagne, capturé en 2001 en Afghanistan puis transféré à Guantanamo début 2002. Tous deux, renvoyés en Espagne en 2004 et 2005, ont été remis en liberté après avoir été innocentés par la justice espagnole.
vendredi 14 décembre 2007
Éducation

Inauguration de Dar Taliba à Aknoul
L'ADS finance un projet pour lutter contre la déperdition scolaire des filles
Publié le : 14.12.2007 18h24
La commune de Aknoul dans la province de Taza s'est enfin vu doter, le jeudi 13 décembre, de sa toute première «Dar Taliba».
Porté par l'Association musulmane de bienfaisance Lalla Meryem de Taza, ce projet, qui a nécessité un investissement global de 4.371.029 DH, est le fruit d'un partenariat entre l'ambassade du Japon, qui a contribué à hauteur de 797.000 DH, l'Agence du développement social (ADS) qui a financé le projet à hauteur de 900.000 DH, et l'Agence du Nord. Cette nouvelle structure est dotée de quatre dortoirs, à raison de 20 personnes par dortoir, quatre locaux pour la surveillance, des blocs sanitaires, deux salles de lecture, un réfectoire, une salle de prière et enfin des locaux pour l'accueil et l'administration.«L'objectif du projet est d'améliorer les conditions de scolarité de la fille rurale et de réduire le taux de la déperdition scolaire. 80 filles issues des sept communes rurales avoisinantes vont pouvoir bénéficier de Dar Taliba. Il y avait un besoin urgent. Jadis, les parents étaient souvent obligés de retirer leurs filles de l'école à cause du problème d'hébergement. Aujourd'hui, grâce à Dar Taliba, les familles sont rassurées et cela les encouragent plus à scolariser leurs enfants en particulier les petites filles», explique Souaki Chafik, coordinateur régional de l'ADS dans la région d'Al-Hoceïma. Concernant la scolarisation dans la commune de Aknoul, il faut signaler qu'il n'y a qu'un seul établissement d'enseignement collégial qui compte 687 élèves, dont 243 filles. Le taux de scolarisation est, quant à lui, de 56,6% pour les garçons et de 41% pour les filles. «Quant au taux de déperdition, spécifique au collège, il est de 14,8 % pour les garçons et de 7,3% pour les filles», précise Souaki Chafik L'abandon scolaire est, en effet, un véritable problème au Maroc, car près de 200.000 élèves sont déscolarisés avant la fin du cycle primaire. Le nombre d'enfants âgés de 9 à 15 ans n'ayant jamais fréquenté l'école ou l'ayant abandonnée à un âge précoce s'élève à un million et demi.C'est un chiffre alarmant puisqu'il s'agit d'un enfant sur trois qui est en dehors de l'école. Certes, l'indicateur de scolarisation a enregistré, depuis 1999, une évolution notable, mais celle-ci reste faible par rapport aux objectifs tracés par la Charte nationale de l'éducation et de la formation. D'après les chiffres, parmi les enfants non scolarisés ou déscolarisés âgés entre 12 et 15 ans, 58,4 % font partie du sexe féminin. La pauvreté constitue le facteur déterminant dans les décisions de rupture scolaire. Les parents préfèrent souvent retirer de l'école leurs enfants pour les intégrer très tôt dans le monde du travail afin qu'ils puissent aussi participer aux frais de la maison. Toutefois, la pauvreté n'est pas la seule cause de déperdition scolaire.Il a été démontré à plusieurs reprises que l'analphabétisme, l'enclavement des douars principalement le monde rural et le manque de structures d'hébergement à proximité des collèges sont autant de raisons expliquant l'abandon scolaire. D'où l'importance de ce projet créé à Aknoul et qui devrait se généraliser au plus vite ! ----------------------------------------------------
Le prix de la non scolarisationD'après une étude du secrétariat d'Etat à l'Alphabétisation et à l'Education non formelle en coopération avec l'Unicef publiée en 2006, la non scolarisation au Maroc a un coût. Celui-ci est estimé à 1% du PIB, soit 2.806.500.000 DH. Selon l'étude, le principe de la gratuité de l'enseignement mentionnée dans la Charte de l'éducation et de la formation n'est pas tout à fait vrai. Il ne couvre pas la totalité des coûts supportés par les familles. On estime à 500 DH les frais annuels de scolarité. Cela représente 25 % du Smig en moyenne. C'est le coût de la rentrée scolaire qui est très lourd pour les familles à revenus limités. Il est indispensable d'y ajouter 3.600 DH comme coût d'opportunité annuel du travail de l'enfant. Aussi, le coût unitaire annuel de l'éducation est-il évalué par l'étude à 4.313 DH. Et le coût unitaire annuel pour la société (coûts privés budgétaire et communautaire) est de 8.413 DH. Les déficits de l'éducation contribuent à enraciner davantage bon nombre de problématiques comme le chômage et la pauvreté. L'école est un moyen de promotion de la mobilité sociale. Chaque année d'étude supplémentaire passée dans le primaire peut procurer 12,7 % d'augmentation de salaire.Au niveau secondaire, ce chiffre est moins important. Il est de 10,4 %. Ce gain est plus élevé d'environ un point de pourcentage pour la fille que ce soit au niveau primaire ou collégial.
Par Dounia Z. Mseffer LE MATIN
vendredi 7 décembre 2007
la route du safran

Par Nadia Lamlili,(envoyée spéciale à Taliouine)
Plante rare, le safran est unproduit entouré de mythes.(MATROP)
Dans le village de Taliouine, la saison de la récolte de l’épice la plus précieuse au monde touche à sa fin. Mais cette culture n’a pas transformé le mode de vie des habitants, toujours dépendants de la clémence du ciel.Les premiers rayons de soleil enveloppent les montagnes du Siroua, qui surplombent le village de Taliouine. Situé à une centaine de kilomètres de Taroudant, le hameau est l’un des quatre réservoirs mondiaux du safran. Au milieu d’un champ d’à peine 30 m2, Rkia s’active pour cueillir les derniers bourgeons de couleur violette qui commencent à
éclore avec le lever du soleil. Ses gestes sont aussi précis que rapides, façonnés par des années de cueillette de la précieuse épice. Pas le temps de reposer son dos ankylosé par le travail des champs ou de “papoter” avec les autres femmes du village. “Au contact des rayons, les fleurs s’ouvrent très vite et tous les filaments de safran qu’elles contiennent tombent au sol. Il devient alors impossible de les récupérer”, explique son mari, Hmad, qui supervise les déplacements de sa femme, un panier à la main. “La récolte n’est pas bonne cette année. Nous allons extraire en tout et pour tout 3 grammes de safran”, soupire-t-il avant de lancer un “ashkid” (“viens”, en tamazight) à sa femme. Enfin redressée, Rkia dévoile un visage tanné par le soleil et des traits marqués par la dure vie dans les montagnes. Ses mains, si agiles, sont gercées par le froid qui règne en cette période de l’année. En apprenant le résultat de son labeur, elle fronce les sourcils. La saison de la récolte n’est pas encore finie mais, déjà, le couple ne se fait plus d’illusions. Cette année, pour survivre, il faudra compter sur les revenus des amandes et des olives, que la famille cultive aussi sur ses terres. “Dans le meilleur des cas, avec ces 540 hectares de safranières, nous arriverons à 1,8 tonne au lieu des 3 tonnes que nous réalisons les années de bonne récolte”, explique Driss, membre de la coopérative de Souktana, une des deux coopératives spécialisées dans la récolte de safran à Taliouine. Dans ce village irrigué par les sources des montagnes de l’Atlas, la sécheresse commence à faire des dégâts. La cueillette, qui s’étale normalement du 15 octobre au 15 novembre, a commencé bien plus tôt cette année. Et pour cause : la violence du soleil automnal pousse les paysans à investir les champs très tôt le matin, pour traquer le moindre bourgeon avant que la chaleur du jour ne l’abîme. Un travail fastidieux, souvent ingrat. Car ils ont beau cultiver l’épice la plus chère au monde, ces villageois sont loin d’être riches : à Taliouine, le taux de pauvreté atteint les 40%, selon les critères officiels (un revenu mensuel inférieur à 1745 dirhams pour un ménage de 6 à 7 personnes).15 dirhams à Taliouine, 20 euros à Paris !Une fois cueillis et séchés, les pistils de safran sont conservés à l’abri de la lumière, pour n’être vendus qu’en cas de besoin. Et le besoin, justement, pousse les agriculteurs à écouler leur marchandise à des tarifs souvent dérisoires, au lieu de la fournir aux coopératives, dont les circuits de commercialisation sont plus rémunérateurs. Car si les gros producteurs peuvent attendre pour vendre au meilleur prix, ce n’est pas le cas des petits exploitants. Le safran fait surtout la fortune des nombreux intermédiaires. Chaque lundi, des négociants des quatre coins du Maroc entier viennent faire leurs emplettes dans le souk hebdomadaire. Ils achètent le gramme de safran à 15 DH en moyenne, pour le revendre au double dans les grandes villes. Expédié en Europe via des filières peu structurées, le produit atterrit dans les épiceries fines où son prix grimpe jusqu’à 20 euros le gramme. “Notre désorganisation incite nos voisins espagnols à usurper notre production et à la revendre sous leur propre label”, relève un membre de l’Association migration et développement, une ONG de solidarité internationale qui ambitionne de promouvoir ce produit dans le cadre du commerce équitable. Avec ses 11 000 habitants, Taliouine est le quatrième producteur de safran dans le monde après l’Inde, l’Iran et l’Espagne. Mais le village n’en perçoit guère la contrepartie en monnaie sonnante et trébuchante. La présence de ce trésor n’est perceptible qu’à travers cette agréable odeur qui plane dans chaque maison, provenant des petits recoins où les femmes cachent le précieux végétal.Le safran, une source de fiertéLe safran a toujours été une affaire de femmes. Elles se transmettent, de génération en génération, les secrets de cette plante aux vertus innombrables. Associée à la cuisine raffinée, l’épice est également louée pour ses vertus thérapeutiques et cosmétiques. En signe d’hospitalité, Hmad sacrifie une partie de sa maigre récolte pour en agrémenter le thé à la menthe qu’il vient de préparer pour ses invités du jour. “Quelques verres de cette boisson accélèrent le rythme cardiaque et peuvent entraîner des fous rires”, prévient-il, avec un sourire, tout en remplissant un verre. Sur la table, il a étalé son petit butin de la matinée. Toute la famille participe à l’effeuillage, sauf les femmes. “C’est une exception. Nous n’allons pas mobiliser toutes les femmes de la maison pour 3 g de safran”, s’amuse le fils de Hmad. Habituellement, la fin de la récolte est accompagnée de chants féminins spécifiques, qui exaltent le rôle de cette épice dans la vie des Taliouinis. Le produit n’a peut-être pas changé grande chose dans leur train de vie, mais il reste un signe de fierté, une marque d’identité au même titre que les maisons des kasbahs que les villageois refusent de vendre, même dans les moments de disette. “De l’autre côté de la montagne, toute une kasbah a été désertée par ses habitants. Mais aucun n’a mis sa demeure en vente”, s’enorgueillit Hassan, professeur universitaire originaire de Taliouine. Le développement du tourisme à Marrakech et à Agadir ne semble pas (encore) avoir de prise sur l’attachement des Taliouinis à leur terre. Beaucoup ont fait leur vie dans les grandes villes, voire en Europe, “mais ils finissent par rentrer au bled après la mort de leurs parents, pour préserver le patrimoine familial, ajoute Hassan. Certains ont même sacrifié leur carrière pour revenir”. C’est d’ailleurs cet attachement, conjugué à la solidarité des villageois (“Ici, on pense et parle toujours au nom du village, jamais en tant qu’individu”, affirme cet acteur associatif), qui explique “l’aisance” relative dans laquelle vit Taliouine. Nous ne sommes pas à Anfgou où les enfants meurent de froid, ni à Sidi Ali, la commune rurale la plus pauvre du Maroc. Ici, les petites filles vont à l’école, le taux d’analphabétisme est de 35% (contre une moyenne nationale de 60% pour les femmes), et l’électrification comme l’accès à l’eau potable vont bon train. La nuit tombe sur Taliouine. Une nuit froide mais paisible. Demain, d’autres bourgeons, contenant les trois pistils magiques de safran, jailliront d’entre les pétales. Ils seront cueillis à l’aube et stockés dans les maisonnées, en prévision des moments difficiles.
Zoom. Une plante pas comme les autresL’origine du safran est entourée de mythes au même titre que sa culture, qui ne ressemble à celle d’aucune autre plante. Le safran se multiplie uniquement par voie végétative, via un bulbe enfoui dans le sol et qui produit chaque année trois à quatre nouveaux bulbilles. Les fleurs, qui produisent les pistils, ne se forment que deux ans après. C’est pour cela que le safran est considéré comme une culture de complément, contrairement à l’huile d’olive et aux amandes, qui rapportent beaucoup plus en raison de leur régularité et des canaux de commercialisation plus ou moins développés. L’implantation de la culture au Maroc serait du fait des arabes, et avant eux les Romains, qui auraient ramené la précieuse plante des terres orientales. En plus de ses vertus médicinales et culinaires, le safran est aussi auréolé d’innombrables légendes. Parmi elles, celle qui veut qu’Alexandre le Grand et son armée aient découvert, en se réveillant, que la prairie de la vallée du Cachemire, où ils avaient dressé leur camp, était recouverte de milliers de petites fleurs violettes écloses dans la nuit. Croyant à un sortilège, l’empereur aurait abandonné sa marche vers l’Orient pour rentrer aussitôt dans son pays. L’empereur serait ainsi passé à côté d’un vrai trésor.
le groupe afina

Le groupe Afina, distributeur international spécialisé dans les solutions et services pour Internet et Intranet, en est un. Il vient d'annoncer l'ouverture d'une filiale au Maroc, à El Jadida, pour accompagner le développement de la forte demande en sécurité de ce marché considéré comme le plus porteur de la région. La filiale, pour laquelle Afina prévoit un avenir fructueux, prendra en charge la gestion de projets importants déjà existants au Maroc et dans la région avant même une implantation officielle du groupe. Elle aura, aussi, la responsabilité de développer le business en prospectant de nouveaux comptes et surtout en fidélisant un “Channel” d'intégrateurs/revendeurs pour accompagner la croissance du marché de la sécurité et de l'infrastructure. Précisions à ce titre, qu'en matière des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC), le Maroc regorge de ressources et s'est doté d'un plan d'action à l'horizon 2012 aux objectifs ambitieux. Le secteur de l'informatique au Maroc compte quelque 1.000 intervenants, répartis entre éditeurs SSII et intégrateurs, revendeurs et installateurs. Suite à cette implantation, l'antenne d'Afina au Maroc sera la treizième, après celles déjà existantes en Espagne, au Portugal, aux Etats-Unis, au Costa Rica, en Colombie, au Chili, au Venezuela, en Argentine, au Brésil, aux Caraïbes, et les deux situées au Mexique. La filiale marocaine d'Afina sera pilotée par Afina France. En effet, la multinationale d'origine espagnole a fait ce pari, soulignant les multiples synergies entre le marché maghrébin et le marché français. Ce choix a été appuyé par divers éditeurs avec lesquels opèrent la société, et la présence de clients actuels sur ce marché. Pour donner toutes ses chances de succès à la nouvelle structure, Afina a décidé d'en confier la gestion à une ressource experte d'origine marocaine qui a travaillé dans la filiale française durant deux années. Le management semble confiant quant à l'avenir de sa structure au Maroc. Une confiance qu'il puise de son expérience dans des pays d'Amérique Latine où le groupe a démarré son activité dans des conditions similaires. Reste à préciser que Afina offre son expertise sur deux marchés porteurs : la sécurité et l'infrastructure en partenariat avec les leaders et innovateurs du marché dont notamment Aladdin, Arkoon, Aruba, Swivel et SonicWALL. En s'installant au Maroc, Afina adhère avec enthousiasme aux projets du Maroc et souhaite consacrer son leadership dans un marché mondial évalué à plus de 2.000 milliards de dollars. ---------------------------------------------
Afina dans le mondeFondé en 1990 en Espagne, Afina est un groupe international spécialisé dans la commercialisation de produits et services professionnels pour Internet/Intranet qui propose aux sociétés des solutions globales et complètes tirant profit des nouvelles technologies, sur trois marchés porteurs : les systèmes d'information, les infrastructures et la sécurité. Fort de plus de 17 années d'expérience, Afina est leader en Amérique Latine et en Europe du Sud. Le Groupe est présent en Espagne, son pays d'origine, en France, au Portugal, au Mexique, aux Etats-Unis, en Colombie, au Venezuela, au Chili, en Argentine, au Costa Rica, au Maroc et aux Caraïbes. Son chiffre d'affaires cumulé en 2006 a été de 74 millions d'euros (+15% par rapport à 2005), dont 59% en sécurité et 41% en infrastructure. Afina emploie 220 personnes dans le monde.
Par Nadia Benyouref LE MATIN
culture

De Delacroix à Majorelle en passant par Regnault, une flopée de peintres français ont peint un Maroc fantasmé. Lyautey, qui voulait attirer les colons en leur donnant à voir une image truquée et alléchante du Maroc, a été à la base de la naissance de «l’orientalisme marocain» dont la décolonisation sonnera le glas. Aujourd’hui, pourtant, la cote de cette peinture est au sommet. Le 25 janvier 1832, le peintre français Eugène Delacroix débarque avec armes et bagages sur le sol tangérois. D’emblée, il est transporté par le pittoresque, le dépaysement, subjugué par la lumière. «Le sublime, s’exclame-t-il dans ses Carnets, vous assassine de sa réalité». Qu’en termes lyriques cette séduction-là est dite ! Le somptueux exil de l’auteur de La liberté guidant le peuple en terre «mauresque» le délivrera de l’incoercible influence de Gros et de Rubens, et imprimera durablement sur ses toiles une atmosphère solaire.La relation que fait Delacroix de son voyage au Maroc eut un effet fulgurant : elle leva le voile sur l’attrait irrésistible d’un pays qui était jusque-là terra incognita. Des artistes avant-gardistes ne tardèrent pas à franchir hardiment le détroit pour s’abîmer dans les délices d’un «Proche-Orient» si tentateur. Kees Van Dongen, Albert Marquet, Charles Camoin, Henri Regnault, James Wilson y plantèrent leurs chevalets avec le secret espoir de voir comblées leurs attentes confuses. Leur port d’attache ? Tanger.A Tanger, Henri Matisse résout l’équation de l’humain et du végétalDans cette ville aux contours de carte postale, Henri Matisse pénètre le 30 janvier 1912, lesté d’une capricieuse épouse, d’un têtu blues et de tétanisantes angoisses. Le peintre, à l’époque, bute sur une équation : le lien entre l’art et le décoratif. Lors de ce premier séjour, il se laisse inonder, depuis la fenêtre de son hôtel (il pleuvait des hallebardes sur Tanger), par le végétal, qu’il capture goulûment dans ses toiles.«C’est à Tanger, souligne le critique d’art Paul Schneider, que Matisse a vécu, avec une intensité sans précédent, l’éblouissement du végétal et son intime parenté avec l’humain». Par le miracle de cette «révélation», l’artiste parvient à rendre imperceptible la contradiction entre figure humaine et objet décoratif. Dès lors, l’insurmontable embûche sur laquelle achoppait sa vision esthétique se trouve aplanie.Ni Delacroix ni les nombreux peintres qui, dans son sillage, ont répondu à l’appel de Tanger, ne sont, à précisément parler, des orientalistes. S’ils ont fait escale dans ce pays qu’ils croyaient appartenir à l’Orient, c’était dans l’artistique dessein d’abreuver leur peinture en rade à des sources susceptibles de la revigorer. Toutefois, leurs œuvres sont visiblement serties de compositions orientales.Reste à savoir si leur représentation est aussi réaliste, aussi fidèle, aussi soucieuse de vérité qu’ils le prétendent. Si les palettes «exotiques» cueillent souvent des éléments réels (la porte de Meknès que Delacroix montre existe vraiment, le sultan a existé aussi), l’Orient qu’elles brodent est cousu de fil blanc. Lorsque Henri Regnault peint à Tanger, en 1870, L’exécution sans jugement du calife de Grenade, il restitue des scènes totalement fallacieuses, mais radicalement conformes au cliché occidental de l’Oriental sanguinaire.Quant aux nonchalantes odalisques de Delacroix ou de Matisse (La Mauresque ; Odalisque au fauteuil turc), figées dans des postures lascives, elles sont des créatures irréelles incarnant les obscurs désirs de leurs créateurs. On peut en dire autant de ces femmes entassées dans un bain ou confinées dans un gynécée, qui engluent les toiles orientalistes.Tout le projet de la peinture orientaliste est de faire croire à une représentation «réaliste», à la vérité de la mise en scène de l’Oriental farouche ou de la musulmane soumise. D’où cet Orient de bric et de broc, où le décor ne paraît étrange, aux yeux de l’Occidental, que pour mieux masquer ses fantasmes. Quels sont-ils ? Voir les femmes réduites à l’état d’odalisques, passant leur temps recluses dans un harem, ou à se faire belles pour séduire l’homme.«La femme orientale est une machine et rien de plus, elle ne fait aucune différence entre un homme et un autre homme. Fumer, aller au bain, se peindre les paupières et boire du café, tel est le cercle d’occupations où tourne son existence», écrivait le romancier Gustave Flaubert à son amante Louise Colet. C’est cette image, immensément réductrice, impudemment irréaliste, qui hante la peinture orientaliste. Fantasme, quand tu nous tiens !Avant la Grande Guerre, seuls les intrépides s’engageaient au-delà du meeting-pot rassurant de Tanger. Le Maroc était secoué par les tremblements de l’histoire. S’y aventurer eût été risqué. Après avoir «pacifié» le pays, Lyautey fit appel à des artistes métropolitains qui, ravis de l’aubaine, affluèrent par vagues. L’orientalisme marocain était né. «Soucieux de faire connaître en France l’action culturelle de la résidence générale, Lyautey multipliait les invitations des artistes et leur offrait l’abri d’ateliers aménagés dans les grandes villes marocaines (Rabat, Marrakech, Fès, Meknès…). De nombreux peintres de passage se sont installés au Maroc et ont constitué ce que certains auteurs n’ont pas hésité à appeler l’«école coloniale», peut-on lire dans Patrimoine et symboles(*) .L’orientalisme marocain arbora résolument un visage avenant. Selon les consignes de Lyautey, qui s'évertuait à attirer les peintres, non pour flatter sa gourmandise de la peinture, mais afin qu’ils forgent une image du Maroc susceptible d’allécher, sinon de convaincre les candidats colons encore sceptiques ou réticents.Ils enfantaient une contrée imaginaire peuplée d’aveugles, de pittoresques marchands, de femmes au bain... La plupart de ces peintres sont distingués. Certains mêmes sont passés à la postérité : Jacques Majorelle (1886-1962), surnommé le «peintre de Marrakech» ; Edy Legrand (1892-1970), le meilleur des plasticiens du Maghreb, selon Jean Lacouture ; Matteo Brondy (1886-1944), excellent paysagiste, et aussi José Cruz Herrera, Edmond Valès Odette Bruneau, Jean-Gaston Mantel… Tous ne dépeignaient pas le Maroc sous ses vraies couleurs, loin s’en faut.Ils enfantaient une contrée imaginaire peuplée de pittoresques marchandises, de mendiants, d’aveugles (Bernard Boutet de Monvel), d’êtres pacifiques, de femmes contentes de leur sort domestique (Fernande Cormier). Un pays qui fleure bon l’heureuse vie, grâce à sa nature généreuse et à la splendeur de ses habitations (Jacques Majorelle). Un pays où jamais le soleil ne se couche, où jamais le ciel ne se couvre.A la décharge de ces peintres délibérément truqueurs, on invoquera volontiers la puissance expressive de leurs œuvres, la radieuse sensualité que celles-ci exhalent, puis la virtuosité dont certains d’entre-eux font preuve dans l’interprétation de la lumière et le maniement de la couleur.La décolonisation sonna le glas de l’orientalisme marocain. Les plus illustres servants du genre, aujourd’hui hissés au panthéon artistique, se trouvèrent brutalement relégués au statut de petits maîtres. Ce fut la demande des musées américains après 1970, puis la nouvelle clientèle des Emirats et, de plus en plus, du Maghreb, qui relança le marché, raviva l’engouement. Doù la flambée des prix, amorcée au début des années 1980, poursuivie inexorablement. Inutile de soupirer après un Majorelle si vous n’êtes pas cousu d’or.
Et-Tayeb HoudaïfaPublié le : 30/11/2007
dimanche 2 décembre 2007
En Afrique du sud, dans un car de ramassage scolaire, les enfants sont en train de se battre. Comme d'habitude les petits blancs veulent être au début du bus et les petits noirs aussi. Le chauffeur excédé leur dit : - Bon y'en a marre. Y'a plus de noirs et y'a plus de blancs, vous êtes tous bleus. Les bleus foncé derrière et les bleus clair devant."
samedi 1 décembre 2007

Impôt sur les sociétésEl Fassi tente de resserrer les rangs
· Réunion de la majorité autour des amendements de l’USFP· Les socialistes dévoilent leur position ce vendrediA la veille de l’examen du projet de budget pour 2008 en séance plénière, le Premier ministre a réuni mercredi soir sa majorité pour la première fois après la formation du gouvernement. Autour de Abbas El Fassi et Salah Eddine Mezouar, les patrons du RNI, de l’USFP, du PPS et leurs chefs de groupe parlementaire. Najib Al Ouazzani, chef du groupe «Authenticité et modernité», était également convié à ce tour de table. Ordre du jour: la clarification de la position de l’USFP après son abstention lors du vote en commission du volet fiscal de la loi de Finances pour 2008.A cette occasion, l’USFP a été prié de ne pas présenter ses amendements sur l’IS au cours de la séance plénière pour l’adoption du volet fiscal de la loi de Finances. Le groupe parlementaire socialiste devait se réunir hier jeudi en début de soirée pour décider de la position à prendre. Mais il y a de fortes chances qu’il maintienne le cap en proposant ses amendements sur l’IS en plénière aujourd’hui vendredi. Il est incontestable que c’est une épreuve pour le ministre des Finances. Mais une chose est sûre, cet épisode fait bouger les lignes, en réanimant un Parlement, perçu comme une simple chambre d’enregistrement. Il est à rappeler que les amendements de la majorité, ayant obtenu un accord de principe du gouvernement, ont été acceptés et votés au sein de la commission des Finances et du Développement économique mardi soir. L’USFP a présenté des amendements en commun avec la majorité, et d’autres sur l’IS, mais en solo. Cela n’a pas plu à tout le monde, mais le parti y tient. En effet, il n’est pas d’accord avec la baisse de l’IS qui profite, selon lui, aux grandes entreprises et aux multinationales. Le parti propose de le faire pour l’impôt sur le revenu qui peut bénéficier aux PME-PMI et aux salariés. Sur le registre de l’IS (www.leconomiste com), le groupe de l’USFP propose un package fiscal en trois tranches. La première à 20% pour les entreprises réalisant des bénéfices inférieurs à 1 million de dirhams. La deuxième de 30% est destinée à celles dont les bénéfices se situent entre 1 et 5 millions de dirhams. Quant à la dernière tranche, elle est de 35% pour les bénéfices supérieurs à 5 millions de dirhams. Le parti n’est pas non plus d’accord sur la baisse de l’IS des banques, des établissements de crédits et des compagnies d’assurances et de réassurances que le gouvernement compte faire passer de 39,6% à 37% en 2008 et à 35% en 2009. L’USFP propose de maintenir les 39,6% actuels. Mohamed CHAOUI
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les élections au maroc
Sondage. Le Parlement “pas important”…Pourquoi les Marocains ont-ils boudé les élections de septembre 2007 ? Qu’est-ce qui n’a pas marché dans la communication des acteurs politiques ? Le magazine Economia, fraîchement (re)lancée par HEM, est revenu sur toutes ces questions à travers un sondage sur “le marketing politique face aux réalités électorales”. Premier résultat qui interpelle : le taux des abstentionnistes (57%) parmi les sondés. L’étude, qui a porté sur 1000 personnes, les surnomme “les abstentionnistes désengagés”, car leur “boycott” n’est animé par
aucune conviction. Ils se sont inscrits “juste par une force contraignante héritée des vestiges du Makhzen, représenté par le moqaddem”, mais ne sont pas allés voter. La majorité des sondés juge le Parlement “pas du tout important”. Et pour les deux tiers, le rendement du gouvernement sortant est insatisfaisant. L’impact de la sensibilisation de l’Etat n’a concerné que 11,3% des sondés, qui considèrent les élections “comme un passeport pour l’enrichissement d’une élite politique opportuniste”. Autre résultat : parmi les votants, 47% l’ont fait pour le parti et 41,3% pour le candidat. La prééminence de l’image des partis est d’autant plus surprenante que l’expérience électorale a démontré que les gens étaient attirés par les notables, donc par des personnes. “Malgré cela, les gens optent de plus en plus pour les programmes et les candidats sérieux”, nous explique Abdelaziz Bahoussa, un des responsables de l’étude. Dans les faits, ce sondage a concerné uniquement Casablanca, Rabat et Médiouna. À ne pas extrapoler au Maroc profond.
telquel maroc

La folie coke
Drogue festive, la cocaïne a prisun chemin tout tracé versles night-clubbers.(DR)
Sentiment de puissance. Lucidité. Intensité. Brillance. Créativité. Endurance. Le paradis artificiel de la cocaïne offre tout cela. Un court laps de temps. De la montée euphorique à la descente aux enfers. Enquête sur une drogue dangereusement populaire au Maroc.Soirée Trance à Bouskoura. Parmi les présents à ce rendez-vous où la jeunesse dorée de Casa-Rabat croise une faune alternative, plus underground, Sarah, 21 ans, une jeune femme plus nerveuse que la moyenne. Elle y est sans y être. Même accompagnée de son Jules du
Cette page sera mise en ligne le 30 novembre 2007
Par Karim Boukhari et Hassan Hamdani

Enquête de l’ADFM sur le port du voile :
«Le hijab est un phénomène de mode au Maroc»Selon une enquête de l’ADFM, le port du voile au Maroc est uniquement un phénomène de mode, contrairement à ce que veulent faire croire les islamistes.Ce n’est pas uniquement une conviction, mais aussi une question de look. Tel est le constat de l’enquête réalisée par l’Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM) avec le soutien du Fonds de développement des Nations unies pour la femme (UNIFEM). Intitulée « Jeunes et voile au Maroc », l’enquête, dont les résultats ont été présentés mercredi à Rabat, conclut à cette réalité : «Le voile passe rapidement, chez la grande majorité des jeunes, du registre sacré et du politique très présent des années quatre-vingt, au registre profane de la mode et des normes sociales». Autrement dit, le port du voile ne saurait être à l’acception religieuse et politique qui lui a été jusqu’ici attribuée. «Si la mouvance islamiste revendique pleinement le hijab et considère les jeunes voilés comme le résultat et le prolongement naturel de son projet, le mouvement démocratique et associatif reste influencé par certaines représentations du hijab qui sont largement dépassés par la réalité», précise l’enquête. L’enquête, motivée par le souci de connaître les différentes perceptions du hijab chez les jeunes des deux sexes et appartenant à différentes catégories sociales, tord ainsi le cou à un stéréotype comme quoi le port du hijab serait le moyen de revendiquer une appartenance ou une identité. Cette attitude est dictée essentiellement par le besoin d’épouser l’ère du temps, loin de tout prosélytisme ou désir d’ostentation des signes religieux. L’étude en question a d’ailleurs permis de montrer que les jeunes ont de grandes difficultés pour donner une définition claire du hijab. Il a été constaté que le port du voile est souvent un choix non réfléchi et que les garçons sont beaucoup plus exigeants que les filles concernant la sobriété du voile. Pour la majorité des jeunes filles, la mode est le principal critère de choix du type du hijab, de sa coupe et de ses couleurs. Par ailleurs, cette étude a dévoilé que le hijab chez l’adolescente est souvent négocié par la famille comme une condition préalable à la scolarité de la jeune fille au-delà du cycle primaire. Un choix vestimentaire qui s’explique pour les familles comme un moyen d’éviter les risques de mixité dans les lieux publics. Seulement voilà, la campagne menée par les islamistes en faveur du port du voile a donné au débat sur ce phénomène une tournure politicienne et démagogique souvent passionnée. Pour s’en rendre compte, il suffit de rappeler le tapage médiatique créé par les islamistes mettant à profit le référentiel religieux pour expliquer de prétendues interdictions de filles ou de femmes de porter le voile dans l’exercice de leurs professions. De simples affaires qui ont pour origine des difficultés d’intégration professionnelle ont été instrumentalisées, voire détournées de leur propre contexte, pour lancer des anathèmes contre les administrateurs, publics ou privés. Le 30-11-2007Par : Leila Zerrour
«Le hijab est un phénomène de mode au Maroc»Selon une enquête de l’ADFM, le port du voile au Maroc est uniquement un phénomène de mode, contrairement à ce que veulent faire croire les islamistes.Ce n’est pas uniquement une conviction, mais aussi une question de look. Tel est le constat de l’enquête réalisée par l’Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM) avec le soutien du Fonds de développement des Nations unies pour la femme (UNIFEM). Intitulée « Jeunes et voile au Maroc », l’enquête, dont les résultats ont été présentés mercredi à Rabat, conclut à cette réalité : «Le voile passe rapidement, chez la grande majorité des jeunes, du registre sacré et du politique très présent des années quatre-vingt, au registre profane de la mode et des normes sociales». Autrement dit, le port du voile ne saurait être à l’acception religieuse et politique qui lui a été jusqu’ici attribuée. «Si la mouvance islamiste revendique pleinement le hijab et considère les jeunes voilés comme le résultat et le prolongement naturel de son projet, le mouvement démocratique et associatif reste influencé par certaines représentations du hijab qui sont largement dépassés par la réalité», précise l’enquête. L’enquête, motivée par le souci de connaître les différentes perceptions du hijab chez les jeunes des deux sexes et appartenant à différentes catégories sociales, tord ainsi le cou à un stéréotype comme quoi le port du hijab serait le moyen de revendiquer une appartenance ou une identité. Cette attitude est dictée essentiellement par le besoin d’épouser l’ère du temps, loin de tout prosélytisme ou désir d’ostentation des signes religieux. L’étude en question a d’ailleurs permis de montrer que les jeunes ont de grandes difficultés pour donner une définition claire du hijab. Il a été constaté que le port du voile est souvent un choix non réfléchi et que les garçons sont beaucoup plus exigeants que les filles concernant la sobriété du voile. Pour la majorité des jeunes filles, la mode est le principal critère de choix du type du hijab, de sa coupe et de ses couleurs. Par ailleurs, cette étude a dévoilé que le hijab chez l’adolescente est souvent négocié par la famille comme une condition préalable à la scolarité de la jeune fille au-delà du cycle primaire. Un choix vestimentaire qui s’explique pour les familles comme un moyen d’éviter les risques de mixité dans les lieux publics. Seulement voilà, la campagne menée par les islamistes en faveur du port du voile a donné au débat sur ce phénomène une tournure politicienne et démagogique souvent passionnée. Pour s’en rendre compte, il suffit de rappeler le tapage médiatique créé par les islamistes mettant à profit le référentiel religieux pour expliquer de prétendues interdictions de filles ou de femmes de porter le voile dans l’exercice de leurs professions. De simples affaires qui ont pour origine des difficultés d’intégration professionnelle ont été instrumentalisées, voire détournées de leur propre contexte, pour lancer des anathèmes contre les administrateurs, publics ou privés. Le 30-11-2007Par : Leila Zerrour
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