vendredi 8 août 2008

soudraamaroc s a r l a ourzazate


travail a midelt realise par sou dra maroc s.a.r.l.
gerant mr bourich
Mustapha Jlok : architecture amazighe



Comment se présentent les manifestations architecturales amazighes ? Quelles sont les spécificités du Sud-Est du Royaume. Quelles sont les dangers qui guettent l’espace architectural amazighe et le menancent de destruction ? Des questions constamment à l’ordre du jour. Entretien. Pour commencer, un aperçu succint de la situation du patrimoine amazighe au Maroc ?
Tout d’abord, je vous remercie pour cet entretien et je commencerai par l’inévitable définition des termes employés. Il est difficile de cerner ce qui n’est pas amazighe, ou n’en possède pas une dimension, du patrimoine culturel marocain. Toute manifestation ou représentation patrimoiniale marocaine possède en elle même un (ou des) substrat, manifeste ou latent, qui puise sa signification effective ou symbolique dans l’histoire séculaire du Maroc [une histoire qui ne se limite pas à des époques déterminées] et dans les mémoires collectives des marocains. Donc, le patrimoine culturel marocain est à multiples facettes, dimensions et composantes : amazighe, arabe, juive, judéo-amazighe, judéo-arabe, chrétienne, etc.
En fait sur le plan humain, il est utile de rappeler que sur un fonds amazighe -continu dans le temps et dans l’espace- se sont ajoutés des apports juif, phénicien, romain, vandale, byzantin et arabe, des apports chrétien, judaïque et islamique et des apports subafricains indéniables. Vouloir réduire le patrimoine culturel marocain à une dimension précise est au regard de la science un « crime culturel ».
Pour ce qui est de la dimension amazighe du patrimoine culturel marocain, je dirai que celle-ci se trouve dans une situation précaire et est victime des aléas de la politique culturelle de l’Etat qui, dans l’état actuel des choses, donne la priorité -pour ne pas dire favorise- certains aspects patrimoniaux et des époques historiques au détriment des autres. Et il est vrai que la part de l’amazighe dans cet état des faits est dérisoire et reste sujette à la folklorisation à outrance. En un mot, il reste beaucoup à faire pour revaloriser la dimension amazighe du patrimoine culturel marocain.
Que peut nous apprendre les manifestations architecturales amazighes ?
Les manifestations architecturales en milieu amazighe ont un atout majeur, comme le reste de l’habitat traditionnel au Maroc, c’est leur originalité. Cette originalité s’exprime dans l’adoption des formes, l’emploi des matériaux pris dans l’environnement immédiat, l’utilisation rationnelle des espaces, la fonction et la fonctionnalité des constructions et les rapports qu’ont les manifestations architecturales avec les structures sociales et politques, les croyances culturelles et les schèmes de perception et de comportement.
Les connaissances ne se limitent pas aux techniques et aux matériaux de constructions seulement, elles englobent également l’intervention de l’esprit humain pour résoudre, avec rationalisme, les difficultés que posent la conception, l’aménagement et la réalisation d’une habitation et concilier avec intelligence ces difficultés techniques avec d’autres considérations relevant du domaine des croyances et du symbolique. En fait, l’habitat n’est pas toujours le produit de logiques physiques (et elles seules). Il est aussi le résultat de croyances et d’attitudes spirituelles.
Comment est organisé l’espace de l’habitat traditionnel amazighe ?
Il faut d’abord souligner qu’il y a différents types d’habitats traditionnels en milieu amazighe. Il en existe plusieurs mais les plus connus sont : ighrem (ksar,douar, moudâ, dcher, etc.), tighremt, agadir ou ighrem selon les régions. En fait, ce sont des expressions constructives variées qui témoignent d’une longue et riche histoire qui, comme a dit Henri TERRASSE, « oubliée des hommes et ignorée des textes, restent inscrites dans les formes, elles mêmes ».
En revenant à l’organisation de l’espace, je dirai que celle-ci dépend de la nature et de la fonction de l’habitat choisi. Prenons par exemple l’ighrem ; sur le plan architectural, il est formé d’un espace public englobant les lieux collectifs -cour centrale, vestibule d’entrée, système viaire, caravansérail, mosquée, puits, aires à battre, bergerie, cimetière, ...etc, et d’un espace privé desservi par la voirie et regroupant l’ensemble des maisons individuelles accolées les unes aux autres. La maison formée de deux à quatre étages donne sur l’intérieur. Les chambres s’ordonnent autour d’un patio qui fait bénéficier la structure de l’éclairage et de l’aération grâce au puits de lumière.
L’entrée d’une maison est souvent en chicane et est faiblement éclairée (filtration des entrées et abri pour les bêtes et les réserves). Les niveaux supérieurs sont destinés à l’habitation proprement dite ; chaque étage possède son foyer utilisé selon les saisons ; la terrasse n’en demeure pas moins utile puisque c’est là où le séchage de certaines récoltes s’opère et où l’on dort l’été. Mais il faut signaler qu’il ne s’agit pas d’une généralisation de l’organisation spatiale partout en milieu amazighe. Il existe bel et bien des spécificités locales et régionales.
Sur le plan anthropologique de l’organisation de l’espace, il y a souvent un sens sacré dans les formes et tracés géométriques. L’espace est cosmisé comme le dit Mircéa ELIADE. Les modèles cosmogoniques s’objectivisent dans des explications logiques et rationnelles. Ce n’est pas la porte qui permet l’accès mais ce qu’elle représente. Certaines ouvertures, structures et élevations matérialisent la frontière entre le collectif et le privatif, entre le profane et le sacré.
Quelles sont les spécificités du Sud Est ?
Si l’on considère que la région que vous avez spécifiée englobe le versant sud du Haut-Atlas oriental et la zone présaharienne à partir des vallées du Dra et Iwniln jusqu’aux oasis de Figuig en passant par les vallées de Skoura, Imghran, Imgoun, Dadès, Todgha, Ferkla, Ghriss, Ziz sans oublier les oasis se situant entre ces différentes vallées comme imider, idelsan, Nqob, Tazarine, ...etc. -et je signale que par commodité géographique, je n’ai pas inclus les localités de Tata et Aqqa qui sont plus à l’ouest même si elles présentent des affinités architecturales avec celles de Dra-, je dirai que les spécificités de ce large espace sur le plan du patrimoine architectural résident dans la quasi présence de l’ighrem dans toutes ces contrées , la fréquence des tighremt dans le Dra, entre Kalàa Mgouna et Dadès, un peu moins dans le Todgha, leur absence au-delà.
Le grenier collectif, ighrem dans la région de Ouarzazate et agadir dans le Souss et l’Anti-Atlas, est propre aux localités de Ouarzazate, Iwniln et de la montagne environnante ; il reste inconnu des oasis plus à l’est. Cette région a la particularité aussi d’avoir recours à l’emploi massif de la terre, matériau à plusieurs atouts techno-économique, environnemental et à qualité hygroscopique.
L’Ighrem peut être défini comme étant un établissement humain collectif fortifié, sis généralement sur une berge d’un oued ou sur une éminence non arable mais non loin des cultures. Il traduit un habitat communautaire où le collectif a plus de force que le privatif. La Tighremt correspond à un mode d’habitat relativement récent dans ces régions et qui est lié à l’émergence du pouvoir féodal et caïdal. Elle désigne une demeure seigneuriale ou une habitation pour une famille élargie.
Sa principale caractéristique technique est le plan régulier, souvent carré et quatre tours aux angles. Le grenier collectif, ighrem ou agadir -les deux termes connotent l’idée de défense et de communion-, est une sorte d’entrepôt-forteresse non habité où des familles et lignages rangent leurs récoltes et réserves dans des loges bien structurées. En réalité, le grenier collectif est une institution plus qu’une construction. Il est administré par une assemblé d’élus qui applique le droit coutumier de la localité.
Quels sont les rapports entre l’organisation de l’espace et les structures socioculturelles et politiques amazighes au Sud Est ?
L’architecture est un fidèle reflet de la société qui l’a produite. Pour ce qui est d’Ighrem, certains aspects organisationnels de l’espace ne peuvent être expliqués que par la seule contrainte technique. Originellement, la communication usuelle avec l’extérieur se fait par une seule voie qui dessert le grand portail d’entrée dont la surveillance est assuré par un gardien logé sur place. Les allées et venues sont connues et surveillées par les membres de l’assemblée.
Les espaces collectifs dominent les autres espaces : le caravansérail, la mosquée, le lieu de réunion de l’assemblée, le logement du gardien, la forge, la bergerie collective sont aménagés autour d’une cour centrale qui sert d’espace distributeur d’autres espaces, notamment les ruelles principales et secondaires menant aux espaces privatifs. Souvent mais pas toujours, la population partageant un même ighrem est subdivisée en un ensemble de fractions, elles-mêmes en lignages ensuite en grandes familles. Cette composition socio-culturelle se répercute sur la façon d’exploiter et de façonner l’espace puisqu’il en est le reproducteur. La distribution tramaire et parcellaire des demeures permet aux différents groupes d’occuper des espaces différents et maintenir des rapports précis conformément aux directives de la collectivité.
L’exemple d’ighrem n igulmimn est révélateur à cet égard : on peut se demander pourquoi au sein même de ce groupement d’habitations déjà fortifié, seuls les secteurs habités anciennement par Irbibn et Ayt hliddou possèdent une porte secondaire ? En fait, ces deux formations ont participé à l’investissement du l’ighrem en 1898 mais demeurent minoritaires du point de vue structure sociale par rapport aux autres fractions ; d’où la permission qui leur est accordée pour se protéger doublement.
L’architecture et l’espace d’habitat peuvent-ils être des moyens d’accès à la connaissance de l’histoire amazighe ?
Si et sur plusieurs niveaux. La terre est mentionnée par Vitruve comme matériau de couverture (depuis l’Antiquité donc, voire même au-delà). Pline l’Ancien a décrit la technique du pisé en Afrique du Nord telle qu’elle est aujourd’hui. André JODIN a signalé que le premier témoignage d’architecture de terre a été découvert dans l’île de Mogador. Nous savons irréfutablement que les amazighes ont un habitat compact, fixe avec une technique précise depuis les temps anciens, ce qui va à l’encontre de la thèse des populations toujours sans fixations et sans procédés de construction reconnus. Un autre niveau concerne l’inscription de l’histoire des amazighes dans les formes elles-mêmes et dans les décorations.
En effet, nombreux sont les motifs décoratifs des façades et des tours qui reprennent les caractères anciens du tifinaghe. Si leurs significations est aujourd’hui oubliée par les artisans, ils demeurent un témoignage incontestable de l’ancienneté de ces motifs et leur continuité assurée par les constructions du sud au même titre des motifs des tapis at autres.
Quelles mutations ont subi l’espace architecturale et l’habitat amazighes ?
Comme partout ailleurs, l’habitat en milieu amazighe a subi des transformations souvent incontrôlables. L’habitat collectif est remplacé par de nouvelles constructions sous forme de nouvelles agglomérations qu’on peut qualifier d’« hors contexte » ou de demeures individuelles isolées. C’est une conséquence logique de l’effritement des structures traditionnelles, de l’apport de l’urbanité, de la pression démographique et de l’environnement socio-culturel qui n’est plus. Les signes forts sont généralement le gonflement du tissu urbain interne, la conversion de la fonction des espaces, la disparition des espaces publics comme le chemin de ronde de l’ighrem, l’ajout de nouvelles constructions à l’enceinte extérieure, le recours au béton et aux teintes nouvelles, la disparition des tours .... il y a sans aucun doute des logiques internes qui ont favorisé ces changements ; l’adoption de nouvelles formes ne peut se faire que dans un état déjà favorable du milieu intérieur.
Roger BASTIDE a dailleurs remarqué que « les changements ne se font n’importe comment mais suivant un certain nombre de règles que l’anthropologie appliquée peut découvrir ». C’est ce type de recherche qu’il faut prôner pour remédier aux malaises que vivent les populations concernées tant sur le plan des nouvelles formes d’habitations que sur le plan de leur corrélatif culturel qui prend en considération les spécificités socio-culturelles et les modes de perception et de comportement qui vont avec.
La menace est-elle réelle ? Comment la juguler ?
Oui, la menace est bien réelle. Nous sommes devant un phénomène irréversible qui a ses propres logiques. La solution souvent avancée consiste en la conservation et la réhabilitation. Il s’agit d’une part du devoir sacré de conserver et de transmettre l’héritage aux générations futures et d’autre part de rendre les centres historiques et patrimoniaux vivants et actifs dans la but de pourvoir le cadre nécessaire aux activités et aux relations des habitants. C’est la philosophie se basant sur les principes de développement « durable » définis par la Convention de Rio.
La perspective de développement tend à appréhender l’environnement global qui prend en considération la complexité des relations qui lient les humains à leur espace. La base de l’habitat est culturelle, donc anthropologique et complexe. La solution ne peut être que culturelle, elle devrait réhabiliter un habitat et des pratiques constructives qui agonisent. Ce qui ouvre un large champ d’investigation pour l’anthropologie de développement ou appliquée.
Que peut-on perdre avec la destruction de l’espace architectural amazighe ?
L’évidence première est la perte d’une partie de notre identité culturelle. Mais l’évidence première n’est pas toujours une vérité fondamentale ; il ya un aphorisme du désert qui dit que si un homme se fixe dans un endroit sans l’améliorer, cet endroit le rejettera comme un être qui n’a pas porté de fruit. Il faut savoir orienter les changements qui s’opèrent et qui sont d’ailleurs irréversibles dans le bon sens de l’évolution des techniques et de l’histoire.
Etes-vous optimiste pour l’avenir ?
Dans le contexte actuel, local ou régional, la tradition dont le socle humain et culturel est stable et conscient, qui ne serait pas optimiste et évolutif marquerait la fin d’une culture. N’accusons pas, comme dit le proverbe indien, le puits d’être trop profond, c’est en fait la corde qui est trop courte.

M. Moukhlis. Source :lematin.ma

samedi 7 juin 2008

Spectacle aérien: les Red Arrows sont en ville


Les Red Arrows sont arrivés vendredi à Québec, à l’occasion de leur premier voyage dans la capitale. L’équipe britannique de démonstration fait partie de l’ambitieuse programmation du Spectacle aérien international qui se tiendra les 13, 14 et 15 juin.

Les deux formations américaines — les Blue Angels et les Thunderbirds, réunies hors des États-Unis grâce à une permission spéciale du Pentagone — et les Snowbirds seront aussi au rendez-vous. Vendredi après-midi, les 11 avions Hawk sont passés deux fois devant le Château Frontenac avant d’atterrir à l’aéroport Jean-Lesage. Un C-17A a suivi peu après. Le Soleil a par ailleurs appris que le maire de Québec, Régis Labeaume, devrait s’envoler avec un membre des Red Arrows, lundi. Le même jour, les deux équipes américaines arriveront à Québec dans le courant de la journée. Mardi, ce sera au tour des Snowbirds des Forces armées canadiennes d’atterrir à Québec, en provenance de Montréal où ils ont fait une apparition au 30e Grand Prix de F1. Des vols de pratique se dérouleront mardi, mercredi et jeudi

mardi 29 avril 2008

Législation. La loi “anti-drague”



Accoster des femmes sur la voie publique sera désormais considéré comme un délit ! C’est l'un des points-phares d’un projet de loi portant sur la violence à l’égard des femmes.“Pss, Pss… Manchoufoukch azzine ?”. La formule est usuelle chez les dragueurs impénitents de la rue marocaine. Mais bientôt, ils devront tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de proférer pareilles sérénades. Un projet de loi veut en effet pénaliser le harcèlement sexuel sur la voie publique, la “drague” pour le commun des mortels. Selon ses (futures) dispositions, toute personne ayant
Cette page sera mise en ligne le 02 mai 2008


-----telquel------

samedi 26 avril 2008

La ministre de l'Immigration Yolande James. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot


Immigration: une ministre libérale dénonce l'ADQ et Mario Dumont réplique au PQ

La ministre de l'Immigration Yolande James. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot
Par Rollande Parent, LA PRESSE CANADIENNE
MONTREAL - Le chef adéquiste Mario Dumont a revendiqué, vendredi, le droit de discuter de toutes sortes de questions, même les plus sensibles, comme celle de l'immigration. Il a accusé la chef péquiste Pauline Marois de manquer de leadership en ne rappelant pas à l'ordre son candidat Maka Kotto, dans le comté de Bourget, et d'avoir entériné la hausse du nombre d'immigrants prévue par le gouvernement libéral.
Le candidat Kotto a qualifié de "lepéniste", ce qui équivaut à l'extrême-droite en France avec Jean-Marie Le Pen, les panneaux publicitaires adéquistes quant à l'immigration.
Cette publicité de l'Action démocratique du Québec (ADQ) déployée dans les circonscriptions électorales de Bourget et Pointe-aux-Trembles indique que le bilan péquiste-libéral constitue un recul du français à Montréal et, un peu plus bas, on peut lire "hausse de l'immigration de 22 pour cent". Ces quelques lignes sont suivies de la proposition adéquiste suivante: "politique nataliste et gel du seuil d'immigration".
"Maka Kotto dérape dans le comté de Bourget et Pauline Marois ne l'a pas rappelé à l'ordre par rapport à des propos incroyables, inacceptables", a lancé M. Dumont, qui a plaidé la pureté de ses intentions.
"On est préoccupé par le fait qu'au cours des dernières années, l'intégration des immigrants est moins réussie, de plus en plus difficile, parce qu'on a augmenté de façon radicale les seuils tout en coupant les cours de français et le support aux organismes et les différents mécanismes d'intégration", a-t-il fait valoir.
"La récente décision du gouvernement d'augmenter le seuil (de 45 000 personnes actuellement) d'un autre 10 000 personnes sans mettre en place des efforts d'intégration supplémentaires est une erreur", a-t-il poursuivi.
Le ministère de l'Immigration a autorisé une hausse annuelle du seuil d'immigration pour le porter à 55 000 en 2010.
M. Dumont estime plutôt que la solution à privilégier se trouve d'abord du côté des Québécois eux-mêmes, par l'augmentation du nombre d'enfants.
De son côté, à Québec, la ministre de l'Immigration,Yolande James, a accusé l'ADQ d'alimenter les préjugés à l'égard de l'immigration alors que, selon elle, les Québécois doivent être plus sensibilisés à la contribution des immigrants.
"Je ne vois pas comment un parti peut défendre une publicité qui alimente les préjugés", a-t-elle affirmé.
La ministre de l'Immigration a fait ces commentaires, vendredi, en réaction à la publication d'un sondage le jour même révélant que plus de la moitié des Québécois (51 pour cent) estiment, à l'instar de M. Dumont, que la capacité d'accueil et d'immigration a été atteinte au Québec.
Mme James a fait valoir que la faible croissance démographique nécessite l'apport des immigrants à la société québécoise.
Pour sa part, la chef péquiste a refusé de commenter les résultats du sondage et s'est limitée à dire qu'elle s'inquiétait du message de l'ADQ sur la question de l'immigration qu'elle juge "très ambigu".
Cela dit, elle a insisté sur la nécessité pour le gouvernement d'offrir des services de francisation aux nouveaux Québécois susceptibles de les aider à s'intégrer, à se familiariser avec les habitudes de vie et avec la culture francophone québécoise, de façon à ce qu'ils s'intègrent mieux.
© La Presse Canadienne, 2008

plus d'immigration a canada

Plus d'immigrants ou pas?

Alors comme ça, même si Mario Dumont est en chute libre dans les sondages, 51 % des Québécois sont d'accord avec lui sur l'immigration. En tout cas, c'est ce qu'on apprend dans le Devoir, ce matin.
Il semblerait qu'une majorité de Québécois, comme de Français d'ailleurs, pense que le Québec ait atteint son quota d'immigrants. Je parle des Français, car moi l'immigrante, je vous écris de l'aéroport de Roissy où je suis en transit pour ma région natale, l'Auvergne.
Étant immigrante moi même, j'ai tendance à être ouverte sur l'immigration. Presque 21 ans plus tard, je ne regrette pas d'avoir traversé l'atlantique, seule et après Ottawa, d'avoir choisi le Québec.
Je crois aussi que, comme un très grand nombre d'immigrants, je contribue positivement à la société québécoise.
Je crois aussi que la société québécoise a un besoin important et grandissant d'immigrants. Car d'ici quelques années, lorsque la génération des baby-boomers prendra une retraite bien méritée, qui les remplacera ?
Les entreprises québécoises manquent de main-d'oeuvre qualifiée et s'en inquiètent. On manque de médecins aussi, d'infirmières, etc. Qui occupera ces emplois si ce n'est des immigrants. Enfin si les ordres professionnels ouvrent un peu plus leurs portes.
J'avais déjà écrit un article sur les ingénieurs immigrants pour la Presse. Si l'Ordre des ingénieurs semble être le plus ouvert, il reste cependant des efforts à faire. Imaginez les autres ordres, m'avait-on dit, durant ma recherche.
Nous sommes tous et toutes des êtres humains, peu importe notre pays d'origine. Nous ne pouvons que nous enrichir en nous côtoyant et en apprenant les uns des autres.
L'immigration est un sujet sensible. On a pu le voir lors des audiences de la Commission Bouchard-Taylor.
D'ailleurs, pour finir, je vous conseillerai le livre d'un de mes collègues des Intouchables, Boucar Diouf. Pour voir un peu plus loin.
Publié par Cécile Gladel à 5H16

les blessures invisibles --en afghanistan ---soldat canadienne--sous la loupe de sans people**





Les blessures invisibles

Isabelle Porter , Alec Castonguay Édition du samedi 10 et du dimanche 11 novembre 2007
Mots clés : drames, psychologique, soldats, Afghanistan (Pays), Canada (Pays)
17 % des soldats de retour de Kandahar souffrent d'un problème de santé mentale
Photo: Agence Reuters -->Les missions à l'étranger des Forces canadiennes laissent aux soldats des séquelles psychologiques à la hauteur des drames vécus. Pour ceux qui ont la tête hantée par les images du passé, le jour du Souvenir célébré en fin de semaine prend un sens bien particulier. Surtout que de nouveaux chiffres inédits jettent un éclairage cru sur le conflit afghan, l'un des plus pénibles des dernières décennies sur le plan psychologique. Un dossier à lire aujourd'hui et lundi.
-->
showBigBox();

--> -->Malgré les années qui passent, Christian Marquis, membre du Royal 22e Régiment de Valcartier, se rappelle précisément le moment où il a senti naître en lui ses démons. En 1993, juché dans sa tourelle de char d'assaut, l'oeil collé au viseur thermique du canon, il parcourait une Bosnie-Herzégovine à feu et à sang sans pouvoir réagir, l'armée canadienne n'ayant pas le mandat d'intervenir. Chaque fois qu'il voyait des femmes se faire battre, des maisons brûler ou des enfants se faire exploser la boîte crânienne au milieu des appels à l'aide, il sentait le froid de l'horreur humaine s'infiltrer en lui. «Même le silence devenait silencieux. Je ne sais pas comment expliquer ça», raconte-t-il. De retour à Québec quelques mois plus tard, Christian Marquis ne constate pourtant aucune conséquence psychologique à la suite des atrocités qu'il a vues. «Ça se développe tranquillement pas vite, explique-t-il. Vers 2000 ou 2001, je me suis mis à avoir des rêves, de l'angoisse. Puis j'ai fait des petites crises d'hyperventilation. C'est l'été, t'es en ville avec ta conjointe en plein après-midi au Festival d'été, il y a plein de monde dans les rues et là, ça te prend.» Les semaines passent, ses souvenirs le réveillent la nuit et empoisonnent son existence. «Les rêves prenaient de l'ampleur, dit-il. J'étais de plus en plus déplaisant avec mon monde. Je me recroquevillais sur moi-même. Je manquais d'intérêt pour tout. Et là, une nuit, je me suis retrouvé debout dans ma chambre en train de me battre contre un fantôme. Mais le fantôme, c'était une porte, et le pistolet avec lequel je tirais, c'était une lampe. Je me suis dit: "C'est pas normal, ça".» Aujourd'hui âgé de 40 ans, Christian Marquis est en rémission après avoir trouvé de l'aide au centre de santé de la base de Valcartier. Désirant «faire partie de la solution» auprès des autres soldats en détresse, il est devenu coordonnateur pour l'organisation Soutien social aux victimes de stress opérationnel, un organisme fondé en 2001 et affilié à l'armée. M. Marquis, dont l'organisme est seulement l'une des ressources disponibles pour les soldats en difficulté (voir la suite du dossier lundi), n'a traité qu'un seul cas de détresse psychologique relié à l'Afghanistan jusqu'à présent. Il faut dire que peu de soldats québécois sont revenus de l'enfer de Kandahar. Mais lorsque les 2300 soldats québécois actuellement déployés seront de retour à la maison, la situation pourrait bien changer. Surtout que les collègues de Christian Marquis actuellement dans le pays des talibans sont confrontés à leur lot quotidien d'horreurs. La guerre n'a rien d'abstrait pour les soldats au front et des chiffres inédits compilés par les Forces canadiennes et obtenus par Le Devoir le démontrent avec force. Grâce à un questionnaire et à une évaluation psychologique que le militaire doit compléter à son retour d'Afghanistan, l'armée a une bonne idée des drames humains vécus durant la mission. Sur les 4787 soldats qui ont déjà fait une rotation à Kandahar depuis la fin de 2005, 2717 ont déjà rempli l'évaluation. Et le bilan n'est pas rose (voir tableau en page A 6). Ainsi, 88 % affirment avoir déjà été attaqués par des tirs de mortier et 67 % disent avoir essuyé des tirs de fusil. Il faut dire que la base de Kandahar et les postes avancés sont régulièrement sous le feu de l'ennemi, même si les talibans ne touchent pas toujours la cible. Les chiffres les plus troublants proviennent des militaires qui ont vécu les attaques réussies des insurgés. Ainsi, 68 % des soldats ont vu des blessures sérieuses durant leur mission, 47 % ont vu la mort de civils, 45 % ont vu plusieurs morts et pas moins de 40 % ont dû transporter des cadavres ou des morceaux de corps humains. Presque la même proportion (39 %) ont vu un de leurs collègues mourir. Évidemment, les atrocités les plus graves sont plus souvent observées par les 1000 soldats (sur 2500) qui forment le groupe de combat. En conséquence, un mitrailleur risque beaucoup plus d'être aux prises avec ses démons intérieurs que l'officier de logistique qui ne quitte presque jamais la base. Le lien est direct entre ce que les soldats vivent durant leur mission et les conséquences psychologiques à leur retour. Consciente que les soldats seraient confrontés à des scènes pénibles durant leur mission, l'armée a pris les moyens pour les aider psychologiquement avant même leur retour au pays. Pour une rare fois, un psychiatre, un travailleur social et une infirmière spécialisée en santé mentale sont présents à Kandahar. «On savait que la mission serait difficile, alors on a envoyé du soutien», explique le Dr Mark Zamorski, chef de la Section de santé en déploiement des Forces canadiennes. 17,1 % souffrent de problèmes de santé mentale Malgré cette aide, les militaires aux prises avec des problèmes de santé mentale à leur retour de Kandahar se comptent par centaines. Pour la première fois de son histoire, grâce à l'évaluation psychologique obligatoire, l'armée a une très bonne idée des problèmes qui affligent les soldats avant même que la mission ne soit terminée. Ainsi, 17,1 % des soldats de retour de Kandahar souffrent d'un problème de santé mentale. Une proportion qui bondit à 27,7 % lorsqu'on inclut les abus d'alcool, le dérapage le plus important. Plus de 5 % des militaires souffrent du syndrome post-traumatique, 4,6 % éprouvent des symptômes de dépression majeure, alors que 4,1 % souffrent d'une dépression mineure. Près de 4 % sont affligés de tendances suicidaires, alors que 2,8 % sont atteints de panique et 2,2 % d'anxiété. Un tiers des soldats qui éprouvent des difficultés ont plus d'un problème à la fois. Le Dr Zamorski, qui a fait l'analyse des données, précise qu'il ne s'agit pas de diagnostics fermes, mais plutôt d'évaluations préliminaires. Ainsi, si certains symptômes iront en diminuant pour finalement disparaître quelques semaines après le retour du soldat, d'autres chiffres pourraient continuer à augmenter, notamment les dépressions majeures et les syndromes de stress post-traumatique, puisque ces problèmes peuvent prendre un certain temps avant de se développer. «C'est sûr qu'en six mois, les soldats vont vivre plus de stress que n'importe quel autre métier; alors ça produit des résultats qui frappent l'imagination, dit le Dr Zamorski. Mais les soldats ont aussi accès à plus de ressources d'aide que dans la société en général. [...] Les gars actuellement en Afghanistan sont les mieux encadrés de l'histoire sur le plan psychologique.» Assis dans son bureau en banlieue d'Ottawa, Mark Zamorski fait d'ailleurs une mise en garde: il est difficile de savoir de quoi vont souffrir les soldats québécois. «On a bien sûr une idée avec ce qui a été déclaré par les soldats qui sont revenus de Kandahar, mais il y a plusieurs facteurs qui peuvent changer les choses, notamment la préparation des soldats, les incidents vécus et la force mentale des gars.» Des chiffres révélateurs N'empêche, les chiffres ne mentent pas, concède-t-il. «On n'a pas besoin de faire de grandes recherches pour constater que cette mission est difficile psychologiquement pour nos soldats. Les chiffres reflètent bien le niveau de difficulté sur le terrain. La majorité des soldats qui reviennent vont très bien, il ne faut pas l'oublier, mais c'est vrai qu'il y a un impact sur une importante minorité», dit Mark Zamorski. Ce dernier n'hésite pas à dire que, psychologiquement, la guerre en Afghanistan est la mission à grand déploiement la plus éprouvante depuis des années, voire des décennies. «Comprenez-moi bien, il y a également eu des soldats affectés par la mission en Bosnie, mais ils sont beaucoup moins nombreux que dans la présente mission», dit-il. L'ampleur du choc post-traumatique est aussi plus important lorsque des humains attaquent d'autres humains, comme c'est le cas en Afghanistan. «Les désastres naturels ont peu d'effets psychologiques durables, parce que l'humain ne contrôle rien. Dans un crash d'avion, il peut y avoir une influence humaine, alors c'est plus perturbant. Mais le pire psychologiquement, c'est vraiment la violence volontaire infligée par un humain, comme les meurtres, la torture ou un génocide», dit Mark Zamorski. Typique des nouveaux conflits aux allures de guérilla, l'Afghanistan force les militaires à combattre un ennemi invisible, ce qui affecte les soldats d'une manière particulière, juge Christian Marquis. «Ça "crinque" les gars. Ils sont hyper-vigilants et ça devient leur mode de vie normal. Le militaire a été préparé à ça, mais la question est de savoir quand ils vont décrocher. Ce sera un gros enjeu du retour des soldats.» Lundi: L'aide offerte au retour d'Afghanistan -->

journal canadienne...........................

les blessures invisibles --en afghanistan ---soldat canadienne--sous la loupe de sans people


Les blessures invisibles

Isabelle Porter , Alec Castonguay Édition du samedi 10 et du dimanche 11 novembre 2007
Mots clés : drames, psychologique, soldats, Afghanistan (Pays), Canada (Pays)
17 % des soldats de retour de Kandahar souffrent d'un problème de santé mentale
Photo: Agence Reuters -->Les missions à l'étranger des Forces canadiennes laissent aux soldats des séquelles psychologiques à la hauteur des drames vécus. Pour ceux qui ont la tête hantée par les images du passé, le jour du Souvenir célébré en fin de semaine prend un sens bien particulier. Surtout que de nouveaux chiffres inédits jettent un éclairage cru sur le conflit afghan, l'un des plus pénibles des dernières décennies sur le plan psychologique. Un dossier à lire aujourd'hui et lundi.
-->
showBigBox();

--> -->Malgré les années qui passent, Christian Marquis, membre du Royal 22e Régiment de Valcartier, se rappelle précisément le moment où il a senti naître en lui ses démons. En 1993, juché dans sa tourelle de char d'assaut, l'oeil collé au viseur thermique du canon, il parcourait une Bosnie-Herzégovine à feu et à sang sans pouvoir réagir, l'armée canadienne n'ayant pas le mandat d'intervenir. Chaque fois qu'il voyait des femmes se faire battre, des maisons brûler ou des enfants se faire exploser la boîte crânienne au milieu des appels à l'aide, il sentait le froid de l'horreur humaine s'infiltrer en lui. «Même le silence devenait silencieux. Je ne sais pas comment expliquer ça», raconte-t-il. De retour à Québec quelques mois plus tard, Christian Marquis ne constate pourtant aucune conséquence psychologique à la suite des atrocités qu'il a vues. «Ça se développe tranquillement pas vite, explique-t-il. Vers 2000 ou 2001, je me suis mis à avoir des rêves, de l'angoisse. Puis j'ai fait des petites crises d'hyperventilation. C'est l'été, t'es en ville avec ta conjointe en plein après-midi au Festival d'été, il y a plein de monde dans les rues et là, ça te prend.» Les semaines passent, ses souvenirs le réveillent la nuit et empoisonnent son existence. «Les rêves prenaient de l'ampleur, dit-il. J'étais de plus en plus déplaisant avec mon monde. Je me recroquevillais sur moi-même. Je manquais d'intérêt pour tout. Et là, une nuit, je me suis retrouvé debout dans ma chambre en train de me battre contre un fantôme. Mais le fantôme, c'était une porte, et le pistolet avec lequel je tirais, c'était une lampe. Je me suis dit: "C'est pas normal, ça".» Aujourd'hui âgé de 40 ans, Christian Marquis est en rémission après avoir trouvé de l'aide au centre de santé de la base de Valcartier. Désirant «faire partie de la solution» auprès des autres soldats en détresse, il est devenu coordonnateur pour l'organisation Soutien social aux victimes de stress opérationnel, un organisme fondé en 2001 et affilié à l'armée. M. Marquis, dont l'organisme est seulement l'une des ressources disponibles pour les soldats en difficulté (voir la suite du dossier lundi), n'a traité qu'un seul cas de détresse psychologique relié à l'Afghanistan jusqu'à présent. Il faut dire que peu de soldats québécois sont revenus de l'enfer de Kandahar. Mais lorsque les 2300 soldats québécois actuellement déployés seront de retour à la maison, la situation pourrait bien changer. Surtout que les collègues de Christian Marquis actuellement dans le pays des talibans sont confrontés à leur lot quotidien d'horreurs. La guerre n'a rien d'abstrait pour les soldats au front et des chiffres inédits compilés par les Forces canadiennes et obtenus par Le Devoir le démontrent avec force. Grâce à un questionnaire et à une évaluation psychologique que le militaire doit compléter à son retour d'Afghanistan, l'armée a une bonne idée des drames humains vécus durant la mission. Sur les 4787 soldats qui ont déjà fait une rotation à Kandahar depuis la fin de 2005, 2717 ont déjà rempli l'évaluation. Et le bilan n'est pas rose (voir tableau en page A 6). Ainsi, 88 % affirment avoir déjà été attaqués par des tirs de mortier et 67 % disent avoir essuyé des tirs de fusil. Il faut dire que la base de Kandahar et les postes avancés sont régulièrement sous le feu de l'ennemi, même si les talibans ne touchent pas toujours la cible. Les chiffres les plus troublants proviennent des militaires qui ont vécu les attaques réussies des insurgés. Ainsi, 68 % des soldats ont vu des blessures sérieuses durant leur mission, 47 % ont vu la mort de civils, 45 % ont vu plusieurs morts et pas moins de 40 % ont dû transporter des cadavres ou des morceaux de corps humains. Presque la même proportion (39 %) ont vu un de leurs collègues mourir. Évidemment, les atrocités les plus graves sont plus souvent observées par les 1000 soldats (sur 2500) qui forment le groupe de combat. En conséquence, un mitrailleur risque beaucoup plus d'être aux prises avec ses démons intérieurs que l'officier de logistique qui ne quitte presque jamais la base. Le lien est direct entre ce que les soldats vivent durant leur mission et les conséquences psychologiques à leur retour. Consciente que les soldats seraient confrontés à des scènes pénibles durant leur mission, l'armée a pris les moyens pour les aider psychologiquement avant même leur retour au pays. Pour une rare fois, un psychiatre, un travailleur social et une infirmière spécialisée en santé mentale sont présents à Kandahar. «On savait que la mission serait difficile, alors on a envoyé du soutien», explique le Dr Mark Zamorski, chef de la Section de santé en déploiement des Forces canadiennes. 17,1 % souffrent de problèmes de santé mentale Malgré cette aide, les militaires aux prises avec des problèmes de santé mentale à leur retour de Kandahar se comptent par centaines. Pour la première fois de son histoire, grâce à l'évaluation psychologique obligatoire, l'armée a une très bonne idée des problèmes qui affligent les soldats avant même que la mission ne soit terminée. Ainsi, 17,1 % des soldats de retour de Kandahar souffrent d'un problème de santé mentale. Une proportion qui bondit à 27,7 % lorsqu'on inclut les abus d'alcool, le dérapage le plus important. Plus de 5 % des militaires souffrent du syndrome post-traumatique, 4,6 % éprouvent des symptômes de dépression majeure, alors que 4,1 % souffrent d'une dépression mineure. Près de 4 % sont affligés de tendances suicidaires, alors que 2,8 % sont atteints de panique et 2,2 % d'anxiété. Un tiers des soldats qui éprouvent des difficultés ont plus d'un problème à la fois. Le Dr Zamorski, qui a fait l'analyse des données, précise qu'il ne s'agit pas de diagnostics fermes, mais plutôt d'évaluations préliminaires. Ainsi, si certains symptômes iront en diminuant pour finalement disparaître quelques semaines après le retour du soldat, d'autres chiffres pourraient continuer à augmenter, notamment les dépressions majeures et les syndromes de stress post-traumatique, puisque ces problèmes peuvent prendre un certain temps avant de se développer. «C'est sûr qu'en six mois, les soldats vont vivre plus de stress que n'importe quel autre métier; alors ça produit des résultats qui frappent l'imagination, dit le Dr Zamorski. Mais les soldats ont aussi accès à plus de ressources d'aide que dans la société en général. [...] Les gars actuellement en Afghanistan sont les mieux encadrés de l'histoire sur le plan psychologique.» Assis dans son bureau en banlieue d'Ottawa, Mark Zamorski fait d'ailleurs une mise en garde: il est difficile de savoir de quoi vont souffrir les soldats québécois. «On a bien sûr une idée avec ce qui a été déclaré par les soldats qui sont revenus de Kandahar, mais il y a plusieurs facteurs qui peuvent changer les choses, notamment la préparation des soldats, les incidents vécus et la force mentale des gars.» Des chiffres révélateurs N'empêche, les chiffres ne mentent pas, concède-t-il. «On n'a pas besoin de faire de grandes recherches pour constater que cette mission est difficile psychologiquement pour nos soldats. Les chiffres reflètent bien le niveau de difficulté sur le terrain. La majorité des soldats qui reviennent vont très bien, il ne faut pas l'oublier, mais c'est vrai qu'il y a un impact sur une importante minorité», dit Mark Zamorski. Ce dernier n'hésite pas à dire que, psychologiquement, la guerre en Afghanistan est la mission à grand déploiement la plus éprouvante depuis des années, voire des décennies. «Comprenez-moi bien, il y a également eu des soldats affectés par la mission en Bosnie, mais ils sont beaucoup moins nombreux que dans la présente mission», dit-il. L'ampleur du choc post-traumatique est aussi plus important lorsque des humains attaquent d'autres humains, comme c'est le cas en Afghanistan. «Les désastres naturels ont peu d'effets psychologiques durables, parce que l'humain ne contrôle rien. Dans un crash d'avion, il peut y avoir une influence humaine, alors c'est plus perturbant. Mais le pire psychologiquement, c'est vraiment la violence volontaire infligée par un humain, comme les meurtres, la torture ou un génocide», dit Mark Zamorski. Typique des nouveaux conflits aux allures de guérilla, l'Afghanistan force les militaires à combattre un ennemi invisible, ce qui affecte les soldats d'une manière particulière, juge Christian Marquis. «Ça "crinque" les gars. Ils sont hyper-vigilants et ça devient leur mode de vie normal. Le militaire a été préparé à ça, mais la question est de savoir quand ils vont décrocher. Ce sera un gros enjeu du retour des soldats.» Lundi: L'aide offerte au retour d'Afghanistan -->

lundi 3 mars 2008

Boumalne Dadès. Les années de prison pleuvent-----site de travail...









www.hespress.com site des informations .......................




Le verdict du procès des événements de Boumalne Dadès, tenu le 21 février à la Cour d’appel d’Ouarzazate, a été une gifle pour les accusés et leurs familles. Après une longue journée de débats, les dix prévenus ont été condamnés à des peines allant de 2 à 6 ans de prison. Plus de deux cents personnes, empêchées d’assister au procès, ont organisé ce jour-là un sit-in devant la Cour d’appel. La sévérité de la sentence a provoqué “une nouvelle vague de colère dans le village et dans toute la région du Sud-est”, selon un militant associatif sur place. C’est ainsi
que la semaine dernière, de nombreux élèves du lycée de Boumalne Dadès ont fait grève, en solidarité avec leur camarade Younès Oudali (20 ans), condamné à 6 ans de prison. Oudali, et ses neuf co-prévenus, étaient poursuivis pour rassemblement non autorisé, désobéissance civile, outrage à l’emblème du royaume, obstruction sur la voie publique, destruction de biens publics et outrages et violences à fonctionnaire. Ceci suite au rassemblement des habitants d’un douar de la région, qui avaient bloqué une route près de Boumalne Dadès, pour protester contre leurs conditions de vie. L’intervention musclée des CMI s’était soldée par des dizaines d’arrestations, jusque dans l’internat du lycée du village. Parmi les prévenus, un mineur a été condamné à deux ans de prison ferme. En droit marocain, une telle peine ne peut être prononcée que si elle est “indispensable en raison des circonstances ou de la personnalité du délinquant”. Etait-ce le cas ?


telquel....


Sit-in des lycéens de BoumalneDadès, en soutien à leur camaradecondamné à six ans de prison.(DR)


mardi 12 février 2008

le maroc .................................................





Dossier
Maroc
1 document associé
"Situé au nord-ouest de l’Afrique, le Maroc est bordé par l’Algérie à l’est, la Mauritanie au sud, le Sahara occidental au sud-ouest, l’océan Atlantique à l’ouest et la mer Méditerranée au nord. La pointe nord du pays est séparée de l’Espagne par le détroit de Gibraltar, large de 8 km seulement. Le territoire marocain comporte aussi deux enclaves espagnoles, les villes de Ceuta et Melilla, toutes deux situées sur des petites péninsules de la côte méditerranéenne.Le relief du Maroc est essentiellement montagneux. Le pays compte quatre grandes chaînes de montagnes : le Rif, le long de la côte méditerranéenne, dont les sommets culminent à près de 2000 m, le Haut et le Moyen Atlas, au centre, et l’Anti-Atlas, au sud-ouest. C’est dans le Haut Atlas que se situe le plus haut sommet d’Afrique du Nord, le Djebel Toubkal (4165 m). Les vallées fluviales qui sillonnent ces massifs montagneux font partie des zones les plus fertiles du pays. Au sud des montagnes s’étend le désert du Sahara. Au Maroc, le climat varie selon la latitude, l’altitude et la proximité de la mer. Plus on s’éloigne des côtes, plus il fait chaud et sec, et plus les écarts de températures sont grands. En plaine, il fait très chaud l’été, et froid et humide l’hiver ; en montagne, les étés sont chauds et les hivers, froids et enneigés. Les monts Atlas arrêtent les vents humides en provenance de l’Atlantique, d’où le climat désertique des régions du sud. Le Sahara ne reçoit quasiment pas de pluie (sur le climat, voir aussi cette page)La végétation du Maroc est essentiellement de type méditerranéen, avec des oliviers et des eucalyptus dans les plaines et des chênes verts en montagne. Dans les zones les plus arides poussent des palmiers-dattiers, des buissons rabougris, des touffes d’herbe dure et des herbes aromatiques; on y rencontre des lézards, des caméléons et des serpents. Les scinques, ou «poissons des sables», dont la peau jaune brun sert de camouflage, se meuvent dans le sable comme des poissons dans l’eau. Les montagnes marocaines sont aussi l’habitat des singes de Barbarie, les seuls singes qui puissent vivre dans des régions enneigées."Survol de l'économie"L’économie du Maroc dépend essentiellement de l’agriculture. La production agricole du pays (dont maïs, blé, orge, pomme de terre, betterave à sucre et tomate) provient en bonne part de grandes fermes mécanisées. Les principaux produits d’exportation sont les agrumes et le raisin. On trouve aussi des petites fermes dont la production est destinée à la consommation locale. Dans ce pays couvert à 12 % de forêts, le chêne-liège est l’arbre qui est le plus exploité et a le plus de valeur. L’industrie de la pêche est en pleine expansion et compte pour près de 15 % des exportations.Près de 25 % de la population active travaille dans le secteur industriel. Les phosphates, dont on fabrique des engrais, sont la grande ressource minière du pays : le Maroc a en effet l’une des plus grandes réserves du monde de phosphates ; c’est aussi son principal produit d’exportation. Le pays est également riche en manganèse, plomb, cuivre, zinc et fer. À cela s’ajoutent le raffinage, le textile, l’industrie alimentaire et l’artisanat (travail du cuir, verrerie et poterie). En raison des nombreux sites historiques du pays et de son riche patrimoine culturel, le tourisme s’est beaucoup développé et est devenu une source de revenus considérable. Le chômage et le sous-emploi touchent cependant au moins 20 % de la population active du pays et de nombreuses personnes vont chercher du travail à l’extérieur du pays. Plus de 1,7 million de Marocains ont ainsi déménagé en Europe ou en Amérique du Nord. Bon nombre d’entre eux envoient de l’argent à leur famille restée au pays. Dans les villes, de plus en plus de femmes pénètrent le marché du travail, principalement dans le secteur industriel, les services ou l’éducation. Dans les régions rurales, elles participent aux travaux agricoles. Les enfants participent aussi aux travaux de la ferme : ce sont souvent eux qui s’occupent du bétail et vont chercher de l’eau aux puits ou aux fontaines publiques."Langues parlées"Au Maroc, on parle et on écrit surtout l’arabe, plus particulièrement l’arabe maghrébin, un des nombreux dialectes arabes. Les dialectes arabes varient d’un pays à l’autre et des personnes venant de pays arabes non voisins ne se comprendront pas toujours: ainsi, un Marocain et un Iraquien auront des difficultés à communiquer, alors qu’Algériens, Tunisiens et Marocains se comprendront. L’arabe classique, langue du Coran, le livre sacré islamique, est le même dans tous les pays de langue arabe. Les autochtones du pays, les Tamazights, se divisent en de nombreuses tribus, qui ont chacune un dialecte propre, qu’elles ont généralement préservé au cours des siècles. C’est le cas notamment des Riffians du nord du pays et des Chelhas des régions du Moyen et du Haut Atlas.De nombreux Marocains parlent l’espagnol ou le français en plus de l’arabe. Français et arabe sont d’ailleurs utilisés dans l’administration et dans les affaires. L’espagnol, pour sa part, s’emploie de moins en moins. L’anglais est enseigné dans les classes supérieures."Religions et croyances"L'islam est la religion d’État et le roi est le chef spirituel du pays, ou chérif, c’est-à-dire descendant du prophète Mohammed. Presque tous les Marocains sont musulmans – sunnites ou malékites. Le Coran, le livre sacré de l’islam, est l’autorité suprême en matière de religion. Les Musulmans doivent respecter les cinq « piliers » de l’islam. Ils doivent premièrement proclamer leur foi en un dieu unique et souverain, Allah, et en son prophète Mohammed. Ils doivent aussi, cinq fois par jour, répondre à l’appel à la prière lancé par les muezzins du haut des minarets qui dominent les mosquées; ils peuvent alors prier là où ils sont, ou aller prier en groupe à la mosquée. Les trois autres règles auxquelles ils doivent obéir consistent à respecter le jeûne du Ramadan, neuvième mois de l’année musulmane, à faire l’aumône aux pauvres et à faire un pèlerinage à La Mecque au moins une fois dans leur vie s’ils en ont les moyens ; les pèlerins qui se rendent à La Mecque doivent, vêtus de blanc, faire sept fois le tour de la pierre d’Abraham (Ka’aba).Le vendredi, ou salat juma, est le jour saint de l’islam. C’est un jour de travail comme les autres, mais les personnes qui travaillent ont droit à une pause plus longue pour aller prier à la mosquée.Même si dans la tradition musulmane il n’est pas coutume de prier les saints, le Maroc a toujours honoré ses saints hommes, ou marabouts. Ces derniers sont enterrés dans des koubbas, petites chapelles cubiques surmontées d’un dôme et blanchies à la chaux. Les gens s’y rendent pour prier ou demander une faveur aux marabouts.Les principales fêtes marocaines sont des fêtes musulmanes. Elles sont l’occasion de se retrouver en famille autour de repas festifs et de s’échanger des cadeaux. Eid al-Seghir marque la fin du long mois de jeûne (saum) du Ramadan, pendant lequel les Musulmans ne doivent ni manger ni boire du lever au coucher du soleil. En ce jour de fête, les gens portent de nouveaux vêtements, vont prier à la mosquée et se retrouvent autour de copieux repas.Eid al-Kebir, qui se fête le lendemain du pèlerinage à La Mecque, ou hajj, commémore la disposition du prophète Abraham à offrir son fils en sacrifice à Dieu. Ce jour-là, certaines familles abattent un mouton dont la peau sera traitée une fois la fête finie. Chaque famille garde un tiers de la viande, en donne un tiers à la famille et aux amis, et distribue le dernier tiers aux pauvres. Les moussems sont des fêtes locales en l’honneur des marabouts, ces hommes saints de l’islam. Elles se tiennent généralement à proximité de la tombe du marabout et sont l’occasion de foires ou de marchés spéciaux, tel le célèbre marché de chameaux de Goulimine ; on y converge parfois de tout le pays. Ces fêtes permettent aussi de retrouver des parents ou des amis que l’on n’a pas vus depuis longtemps ; certains en profitent d’ailleurs pour trouver un époux ou une épouse pour leurs enfants non mariés. Tout le monde chante, danse, mange et prie ensemble. Les femmes portent alors des vêtements traditionnels."Situation de l'éducation"Autrefois, les jeunes garçons marocains étudiaient dans des écoles islamiques, ou madressahs, situées dans les mosquées. Les premières universités marocaines étaient d’ailleurs des madressahs. Ces écoles existent toujours; on y enseigne le Coran, que les élèves doivent mémoriser. En 1962, l’école primaire est devenue obligatoire pour tous les enfants de 7 à 13 ans. Aujourd’hui, près du quart du budget national est alloué à l’éducation. Cependant, le Maroc manque d’enseignants et d’établissements scolaires, et les enfants des régions rurales ont difficilement accès aux écoles. La moitié de la population ayant moins de 15 ans, les ressources sont insuffisantes.Au Maroc, la scolarité est gratuite; les élèves doivent toutefois payer le transport et les fournitures scolaires. Le primaire dure six ans, le niveau intermédiaire trois ans, et le secondaire trois autres années. Il existe deux types d’écoles secondaires au Maroc : les lycées techniques et les lycées d’enseignement général préparant à l’université. L’enseignement se fait en arabe pendant les deux premières années du primaire, puis en arabe et en français pour le reste de la scolarité. Ce ne sont pas tous les enfants qui vont à l’école. Certains doivent en effet travailler avec leurs parents. Lorsqu’une famille peut envoyer ses enfants à l’école, la priorité est donnée aux garçons. Dans les années 1990, le gouvernement a alloué des fonds à l’éducation des filles et des écoles mixtes ont été créées; depuis, le nombre d’écolières a augmenté. Déjà plus nombreuses à entrer au secondaire et à l’université dans les années 1980, elles comptent aujourd’hui pour 40 % du total des inscriptions et sont plus nombreuses que les garçons au primaire. Le Maroc est doté de plusieurs universités modernes. La plus grande, l’Université Mohammed V, est située à Rabat, la capitale. L’Université Al-Qarawiyyin, à Fès, est reconnue pour ses études islamiques. L’Université Al-Akhawayn d’Ifrane, établissement anglophone privé, a adopté les techniques américaines d’enseignement et attire ainsi de nombreux étudiants étrangers. Le Maroc possède également beaucoup d’écoles techniques et d’instituts d’enseignement supérieur."La santé"En 1956, lorsque le Maroc est devenu indépendant, le pays ne comptait guère que 300 médecins dans le système public et 400 dans le système privé. Depuis, le gouvernement a amélioré les soins médicaux et rendu les services plus accessibles aux citoyens : en 1992, 70 % de la population avait accès aux soins de santé. Grâce aux cours d’hygiène dispensés aux parents et aux enfants dans les communautés ainsi que dans les écoles et collèges, la santé des Marocains s’est beaucoup améliorée. L’espérance de vie est aujourd’hui de 66,5 ans pour les hommes et de 70,6 ans pour les femmes.La plupart des centres médicaux se trouvent dans les villes. Dans les campagnes, les soins sont de moins bonne qualité : les services de consultation externe sont dispensés par des équipes médicales mobiles et quelques pharmacies et cliniques. Les efforts pour améliorer la qualité des soins au Maroc ont été contrecarrés par les problèmes de collecte des ordures, le manque d’eau potable et la croissance rapide de la population. Le ministère de la Santé publique, formé en 1982, travaille à l’amélioration des conditions sanitaires et de la qualité de l’eau potable. Aujourd’hui, la variole a été éradiquée, les épidémies de typhus sont rares, et la malaria et la tuberculose sont désormais contrôlées. L’Organisation mondiale de la santé et l’UNICEF appuient les campagnes de prévention des maladies des yeux et des maladies transmissibles sexuellement.Les maladies chez les enfants et les nouveau-nés comptent parmi les problèmes les plus sérieux en matière de santé. Les principales causes de décès sont la rougeole, le tétanos néonatal et la coqueluche. C’est pourquoi les enfants d’un an et moins sont à présent vaccinés contre la tuberculose, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite et la rougeole. Les employeurs sont aujourd’hui tenus de cotiser pour que leurs employés puissent bénéficier d’avantages sociaux, même si les salariés sont encore nombreux à ne pas être couverts. Des efforts ont aussi été déployés pour offrir des soins médicaux peu coûteux à tous les Marocains dans le besoin."Arts et littérature"La musique marocaine a été influencée par les traditions musicales arabe, berbère, africaine et espagnole. Certains instruments sont spécifiques au Maroc, tels le ghalta (instrument à vent), le amzhad (instrument à cordes berbère) et le bendir (genre de tambour). Musique et contes oraux vont de paire dans la tradition berbère et il n’y a pas de fête ou de célébration sans musique. Le chaabi est un genre de musique populaire souvent joué dans les cafés qui mélange les styles arabe, africain et occidental: les chansons se terminent généralement par des rythmes plus rapides invitant l’auditoire à danser, crier et taper des mains.Mosquées et madressahs marocains forment un patrimoine architectural très riche. Fontaines, cours pavées et mosaïques aux motifs complexes ornent l’intérieur des mosquées, dont les portes et fenêtres sont entourées de sculptures dentelées. La mosquée Al-Qararwiyyin, à Fès, est considérée comme l’une des plus belles du pays.Les Marocains, plus particulièrement les Berbères, sont célèbres pour leurs tapis (kilims) faits main. Les kilims peuvent être en laine ou en soie ; les motifs, transmis d’une génération à l’autre, varient selon les régions, comme les couleurs. Un bon tapis marocain peut compter jusqu’à 480 000 nœuds au mètre carré et peut demander jusqu’à neuf mois de travail. Voir aussi: Les tapis de RabatLes Marocains sont aussi réputés pour le travail des métaux et la maroquinerie. La vie des souks est rythmée par les marteaux des ferronniers qui fabriquent plateaux, théières, ustensiles de cuisine et bijoux en argent. Les maroquiniers confectionnent sandales, sacoches et chaussons pointus, ou balgha, en peau de mouton ou de chèvre.De nombreux auteurs marocains contemporains écrivent en français. L’un des plus connus est Tahar ben Jelloun, qui réside actuellement en France. Ses romans, tels Solitaire et Jour de silence à Tanger, ont été traduits dans plusieurs langues. Driss Chraïbi est un autre romancier marocain vivant en France; il a publié ses mémoires en 1996 sous le titre Vu, lu, entendu : mémoires. Ahmed Sefrioui, d’origine berbère, écrit lui aussi en français. Ses romans, tel La Boîte à merveilles, décrivent la vie quotidienne des Marocains. À travers ses œuvres, le poète Mohammed Khaïr-eddine réclame quant à lui des changements dans les traditions marocaines.De nombreux grands films ont été tournés au Maroc, tel Lawrence d’Arabie (1962) et Un thé au Sahara (1990), adaptation d’un roman de Paul Bowles, écrivain américain qui vit à Tanger depuis 1940. Le film Casablanca (1942), lui, n’a pas été tourné au Maroc; contrairement à ce que son titre laisse supposer, son histoire parle surtout de la vie à Tanger pendant la guerre."Le Maroc (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)
Ruines berbères face à la chaîne montagneuse du Haut-AtlasSource : Peter Swarzenski, "SWICA-M³-The First International Conference on SaltWater Intrusion and Coastal Aquifers-Monitoring, Modeling and Management", Sound Waves - U. S. Geological Survey Coastal Science & Research Monthly Newsletter, juin 2001 Une image ancienne : vue d'une des portes de la ville de Tanger. Photo en date du 20 novembre 1894Auteur : William Henry Jackson, 1843-1942Source : Library of Congress, Prints and Photographs Division, World's Transportation Commission Photograph CollectionDomaine publicPhoto Maroc: échantillon de 15 000 photos du fonds de la Photothèque du MarocImages de la vie quotidienne (site de James Miller, professeur de géographie, Clemson University, Caroline du Sud, É.-U.; sur le site de Geo-Images Project, University of California at Berkeley)Photos
Histoire
"Les premiers habitants de la région correspondant au Maroc actuel furent les Berbères, nom auquel les autochtones d’aujourd’hui préfèrent celui de Tamazights, qui signifie «libres». Vers le XIIe siècle av. J.-C., des marins marchands phéniciens érigèrent des cités sur la côte méditerranéenne. Ces cités furent ensuite occupées par les Carthaginois, jusqu’à leur défaite contre les Romains au IIe siècle av. J.-C. En l’an 42 de notre ère, la région devint la province romaine de Mauretania Tiniagitana (Mauritanie tingitane). Puis, la puissance de l’Empire romain s’affaiblissant, la région passa sous le contrôle de l’Empire byzantin.En l’an 682, les Arabes, venus de l’est, introduisirent l’islam dans la région puis en Espagne. Des dynasties musulmanes se succédèrent à la tête du pays. À la dynastie des Idrissides, fondée au VIIIe siècle, succédèrent les Almoravides, les Almohades, les Mérinides et les Saadiens. La période saadienne (fin du XVIe siècle) fut l’âge d’or du Maroc: c’est alors que le pays s’est étendu sur une vaste région, de l’océan Atlantique, à l’ouest, jusqu’à l’Égypte, à l’est, et Tombouctou, au sud (aujourd’hui située au Mali). La population s’accrut avec l’arrivée de Maures et de Juifs expulsés d’Espagne. L’art et l’architecture étaient florissants. Au milieu du XVIIe siècle, la dynastie des chérifs alaouites prit le pouvoir ; c’est encore elle qui règne aujourd’hui.Le XIXe siècle vit les puissances européennes se disputer le contrôle des pays d’Afrique du Nord. C’est ainsi que la France, après avoir occupé l’Algérie en 1830, étendit son influence sur le Maroc, à l’exception de la côte méditerranéenne où l’Espagne avait des intérêts. En 1912, le Maroc devint protectorat français, en dépit des Espagnols, qui occupaient toujours le nord. Les Français prirent les rênes de l’économie marocaine. Ils construisirent des routes, des chemins de fer et le port de Casablanca. Des milliers de Français partirent s’installer au Maroc. Mais la résistance des Marocains fut vive et les révoltes nombreuses : en 1925-1926, la France envoya même l’armée. Après la Deuxième Guerre mondiale, le parti Istiqlal (Indépendance) vit le jour. En 1953, le roi Mohammed V, ardent défenseur de la cause indépendantiste, fut déposé et exilé à Madagascar ; il ne revint au pays que deux ans plus tard. En 1956, la France reconnut enfin l’indépendance du Maroc et l’Espagne mit elle aussi fin à son protectorat dans le nord (sauf pour Ceuta et Melilla). Le 8 mai 1958, une charte royale faisait du Maroc une monarchie constitutionnelle.Hassan II devint roi en 1961. L’année suivante, il fit approuver par référendum une nouvelle constitution ; le monarque conservait cependant le dernier mot dans toutes les affaires gouvernementales. Au milieu des années 1970, le Maroc revendiqua le contrôle du Sahara occidental, territoire dominé par l’Espagne mais qui réclamait son indépendance. Un cessez-le-feu fut signé en 1991, mais l’intransigeance du Maroc aliéna les autres pays africains. Hassan II est mort d’une crise cardiaque en 1999, à l’âge de 70 ans. Son fils, le roi Mohammed Ibn Al Hassan, est aujourd’hui au pouvoir."Le Maroc (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)Voir aussi:
Faits marquants et Album photosHistoire du Maroc (Morocco Web)Description du Maroc à la fin du 19e siècle:
Mouliéras, Auguste. Le Maroc inconnu : [étude géographique et sociologique]. Première partie. Exploration du Rif (Maroc septentrional). Paris, J. André, 1895, 204 p.-pl. (Bibliothèque nationale de France, Gallica – mode image, format PDF)Mouliéras, Auguste. Le Maroc inconnu : [étude géographique et sociologique]. Deuxième partie. Exploration des Djebala (Maroc septentrional). Paris, A. Challamel, 1899, VIII-813 p.-dépl. (Bibliothèque nationale de France, Gallica – mode image, format PDF)
Enjeux
"La succession du roi, en juillet 1999, a renforcé la monarchie. Le Roi est jeune (38 ans) et les directions sont déjà prises depuis 10 ans: modernisation dans tous les domaines y compris des libertés publiques, solidarité arabe mais ancrage déterminé au modèle européen. L’image et le style du «Roi des pauvres» séduisent le peuple marocain. Depuis son intronisation, Mohammed VI a pris plusieurs décisions notamment le limogeage du ministre de l’Intérieur, M. Basri, la mise au point d’un processus pour améliorer le statut de la femme et la définition d’une nouvelle position sur le dossier du Sahara.Le « Makhzen », terme désignant le système monarchique marocain, continue de monopoliser le champ politique. L’état de grâce royal a néanmoins ses limites: les attentes de la population sont extrêmement fortes et elles pourraient être gagnées par l’impatience si les réformes se faisaient trop attendre. Le Prince Moulay Hicham, cousin du Roi du Maroc, se pose en critique de cette stratégie de l’attentisme.I. Un nouveau souffleLe discours du trône du 30 juillet 2001 a souligné l’importance du processus de décentralisation et de régionalisation et a annoncé la création d’un institut royal de la culture berbère.Début août, le pays a connu une série de changements au sein de l’administration, destinés à apporter un soutien aux réformes. Le Roi a procédé à la nomination de neuf Wallis, technocrates reconnus pour leurs qualités de gestionnaires. Au ministère de l’Intérieur, M. Driss Jettou, Président Directeur Général de l’office chérifien des phosphates a succédé à M. El Midaoui. M. Jettou est un homme de confiance du Roi dont il a géré les intérêts financiers et immobiliers au sein de l’Omnium Nord-Africain. Sa nomination s’inscrit dans le prolongement d’un mouvement de préfets et de directeurs d’entreprises publiques.Le Palais a voulu ainsi se donner les moyens de mettre fin au «baronnies» de ce département qui risquaient de constituer un obstacle au train des réformes souhaitées.M. Driss Jettou sera particulièrement chargé de la réforme politique permettant les élections législatives de 2002.Le Maroc se caractérise par une dispersion partisane, plus de trente partis identifiés. L’USFP, parti du Premier ministre, a notamment fait face à une contestation interne menée par sa tendance syndicaliste. Les contestataires ont donc créé une nouvelle formation, le «congrès national unioniste». Les élections de 2002 devraient consacrer la fragmentation du champ politique marocain, rendant possible, sous l’égide du Palais, diverses combinaisons gouvernementales.II. L’islamismeLa mouvance islamiste au Maroc se compose de deux formations distinctes: les islamistes du Parti de la Justice et du Développement (PJD), créé en octobre 1998, sont reconnus par le régime et participent au gouvernement. Par contre, le mouvement du Cheikh Yassine «Justice et Bienfaisance» n’est pas reconnu mais seulement toléré. Les autorités travailleraient sur un schéma éventuel d’intégration des islamistes dans le jeu politique. La question est délicate car Justice et Bienfaisance met en cause la légitimité du système monarchique actuel.Les deux tendances islamistes ne souhaitent pas ressembler au FIS algérien et l’Algérie sert de contre-exemple. Les attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis n’ont fait que confirmer cette évolution. Le Secrétaire Général du PJD est allé jusqu’à participer à la cérémonie oecuménique qui s’est déroulée le 16 septembre à la cathédrale de Rabat en mémoire des victimes des attentats perpétrés sur le sol américain.Les contacts entre partis traditionnels et mouvements islamistes se font fréquents et témoignent d’une forme de banalisation politique. On constate une certaine imprégnation islamiste des discours. Les Partis, à commencer par l’Istiqlal, font de la surenchère pour séduire l’électorat, tandis que des voix s’expriment au sein de l’USFP, socialiste, en faveur d’une alliance avec les islamistes.III. La nouvelle diplomatie marocaineUne nouvelle politique étrangère a émergé depuis l’intronisation du Roi Mohammed VI, en juillet 1999. Le Maroc a choisi d’être plus présent sur le scène internationale. L’arrimage à l’Europe et la question du Sahara Occidental (les provinces du Sud) demeurent les constantes de la diplomatie marocaine.La France reste le premier pays partenaire. Aucun autre pays ne bénéficie d’une relation comparable avec le Maroc. (Elle est) le premier partenaire commercial du Maroc, avec une part de marché d’environ 24 % des achats extérieurs marocains.Des raisons historiques expliquent la suspicion existant entre le Maroc et l’Espagne. Les Marocains estiment que Madrid est à l’origine de la question du Sahara Occidental et se penche par trop vers les sahraouis. D’autre part, les relations se heurtent au problème des présides de Ceuta et Melilla que revendique le Royaume chérifien. Les sujet d’irritation réciproque se sont multipliés au cours de ces dernières années: échec de l’accord de pêche avec l’Union européenne, en avril 2000, la culture du cannabis dans le Rif et le problème de l’immigration clandestine. Les crises avec l’Espagne sont dès lors régulières et virulentes. Rabat a ainsi rappelé son Ambassadeur, le 28 octobre, exprimant ainsi sont irritation face à la persistance des problèmes avec l’Espagne.L’évolution politique du Maroc sera intéressante à suivre. Elle sera susceptible de donner des indications sur l’autorité du Roi Mohammed VI, la montée de l’islamisme, les rapports avec l’Europe, mais aussi sur la situation économique d’un pays affecté par la sécheresse et par une certaine diminution du tourisme en raison des événements internationaux."Source: Xavier de Villepin, Le Maroc dans l'attente des élections 2002, novembre 2001 (site du Sénat de la République française)Histoire du recouvrement des provinces sahariennes et Programme de développement des provinces du sud (Dossier Sahara, Min. de la Culture et de la Communication, position officielle du gouvernement sur la question du Sahara). Pour en savoir sur les positions des partisans du Sahara occidental, voir le site de l'Association de soutien à un référendum libre et régulier au Sahara occidentalActualité: Les docteurs marocains au chômage reprennent leur grève de la faim
Carte
Source : CIA - The World FactbookCarte des principales régions du pays (on peut cliquer sur la région de son choix). Min. de la Culture et de la Communication
Attraits
À visiter:
Royale RabatMarrakech OuarzazateFèsAgadirTangerLes musées du pays
* * *Sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco:
Médina de Fès Medina de Marrakech Ksar d'Aït-Ben-Haddou Ville historique de Meknès Site archéologique de Volubilis Médina de Tétouan (ancienne Titawin) Médina d'Essaouira (ancienne Mogador)
* * *Les souks, ou marchés, constituent de véritables labyrinthes de tunnels et de passages étroits. Les habitants s’y rendent non seulement pour acheter des produits, mais aussi pour rencontrer des amis. D’innombrables petites boutiques vendent les articles les plus divers, des épices aux vêtements. Comme les passages sont étroits, le seul moyen de transporter les marchandises est souvent à dos d’âne ou à bicyclette.
* * *La cuisine marocaine"On ne peut concevoir la cuisine marocaine sans couscous, semoule de blé dur cuite à la vapeur que l’on accompagne de légumes, de noix, de raisins et que l’on sert avec un ragoût bien épicé et de la viande grillée. L’agneau est la viande la plus populaire auprès des Marocains; il est habituellement très cuit, de manière à ce qu’il tombe facilement en morceaux. Lorsqu’on ne les fait pas griller ou en ragoût, la viande et le poisson sont cuits à l’étouffé dans un plat en terre au couvercle conique appelé tajine, comme le mets du même nom. La cuisine marocaine accommode avec raffinement épices (cumin, coriandre, safran, piments rouges, gingembre, cannelle…), fruits secs (abricots, dates, figues, raisins), pignons, amandes et pistaches. L’harissa, pâte très épicée faite d’ail, de piments rouges broyés dans l’huile d’olive et de sel, est un condiment qui accompagne presque tous les repas. La viande de poulet et de pigeon est souvent relevée de citrons conservés dans un mélange de jus d’orange et de sel. De nombreux desserts sont parfumés à la cannelle ou aux amandes. Le briouat est une pâtisserie faite de noix pilées roulées dans de la pâte feuilletée très fine et imbibée de miel. Dans les villages, chaque famille fait son propre pain à partir de farine de semoule. Pétrir le pain est d’ailleurs considéré comme un art. Avant d’enfourner les pains dans le four du village, on y dépose sa marque pour éviter toute confusion.Les repas de fête comportent souvent jusqu’à cinq plats et les Marocaines n’hésiteront pas à consacrer une bonne semaine à leur préparation. Il faut parfois près d’une journée pour préparer la pastilla, pâte feuilletée fine comme du papier que l’on farcit de poulet et que l’on sert en entrée. La pastilla sera suivie d’une brochette, ou kebab, puis d’une tajine qui aura mijoté pendant des heures et que l’on accompagnera de khubz, pain rond et mou. On finira le repas par des tranches ou des morceaux de melon, des pâtisseries au miel et aux amandes et un petit verre de thé à la menthe. Pendant le mois du Ramadan, au coucher du soleil, les Musulmans qui ont jeûné toute la journée rompent le jeûne avec une harira, riche soupe à base de viande d’agneau, de bouillon et d’épices, que l’on a épaissie avec des œufs et de la farine."Voir aussi: La cuisineLe Maroc (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)
Itinéraires
Les grands itinéraires (Min. de la Culture et de la Communication)Série d'itinéraires avec le guide Lonely Planet sur le Maroc
Documentation
Ouvrages sur le Maroc (Min. de la Culture et de la Communication)Gorges Vedel, L'évolution des institutions (1997) (Min. de la Culture et de la Communication)Projet de la Charte Nationale d'Éducation et de Formation (1999) (Le Matin)

mercredi 6 février 2008

Echange de visites entre Oued Eddahab et Aousserd


Echange de visites entre Oued Eddahab et AousserdAprès une semaine de suspension, les visites entre les familles ont repris sur l’axe reliant les camps de Tindouf aux provinces du sud du Royaume dans le cadre du 4ème voyage de l’année.L'opération d'échange de visites familiales, pilotée par le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), entre les camps de Tindouf, au sud de l'Algérie, et les provinces du sud du Royaume, s'est poursuivie vendredi par l'organisation du 4ème voyage au titre de l'année 2008, de et vers les provinces d'Oued Eddahab et Aousserd. Le présent échange, qui intervient après une semaine de suspension pour des raisons techniques, a connu la participation de 67 bénéficiaires appartenant à 17 familles, indique un communiqué du Bureau de la coordination marocaine avec la Minurso.Ainsi, huit familles totalisant 34 personnes originaires de la province de Dakhla ont embarqué, vendredi à 08h35mn, à bord d'un aéronef de l'ONU, à l'aéroport de cette ville, à destination de Tindouf, avant que neuf familles totalisant 33 personnes, en provenance des camps de Tindouf, n'aient débarqué du même avion, à 15 h20mn, précise la même source.Cet échange s'est déroulé, du côté marocain, dans de bonnes conditions et toutes les dispositions ont été prises pour assurer un bon accueil aux participants et leur faciliter les formalités d'usage, au niveau de l'aéroport d'embarquement et de débarquement, souligne le communiqué.Tout en réitérant sa satisfaction quant à la poursuite de l'opération d'échange de visites familiales, le Bureau de la coordination marocaine saisit cette occasion pour appeler le HCR à faire appliquer scrupuleusement les dispositions du plan d'action régissant ce programme, notamment en ce qui concerne le respect du caractère purement humanitaire de cette opération.Par cet échange, le nombre total des personnes ayant bénéficié des visites familiales depuis le 5 mars 2004, s'élève à 5197 dont 2728 personnes en provenance des camps de Tindouf et 2469 personnes en partance des provinces du sud.Le 4-2-2008Par : MAP

Sahara Marocain



Cette entrevue s'est déroulée en présence du ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Taieb Fassi Fihri et de l'Ambassadeur, représentant permanent du Royaume auprès de l'ONU, El Mostafa Sahel.Dans une déclaration à la presse à l'issue de cet entretien, M. Van Walsum a indiqué que cette «réunion s'est déroulée dans une atmosphère cordiale», ajoutant qu'elle a été marquée par «un échange de points de vue sur la meilleure façon de rendre les négociations en cours plus substantielles conformément à la demande du Secrétaire général et du Conseil de sécurité de l'ONU».De son côté, M. Taieb Fassi Fihri a réaffirmé «l'attachement du Royaume au processus de négociations en vue d'un règlement de ce différend régional artificiel autour de la question du Sahara et sa détermination à s'engager dans des négociations sérieuses, sur la base de l'Initiative marocaine consensuelle relative à la proposition d'autonomie dans les provinces du Sud du Royaume». Après l'étape de Rabat, le responsable onusien a indiqué qu'il se rendra à Tindouf, à Alger et à Nouakchott.Par ailleurs, la porte-parole du directeur général de l'UNESCO, Mme Muriel de Pierrebourg, a affirmé son organisation «n'a aucune relation et n'a rien à voir avec le polisario». Elle a souligné que les autorités marocaines seront prévenues en cas d'intervention d'une "équipe d'experts qualifiés" sur des sites endommagés par des officiers de la Minurso au Sahara marocain. "Nous avons entendu et vu quelque part que nous aurions accédé à une demande du polisario. Nous avons été très surpris. Nous ne voyons pas comment l'Unesco aurait accédé à une demande du polisario avec qui nous n'avons rien à voir", a déclaré Mme De Pierrebourg à l'agence MAP."Nous n'avons aucun contact avec le polisario. Nous avons réagi et allons travailler à la demande des Nations unies", a-t-elle précisé, indiquant que "l'Unesco est en train de constituer une délégation d'experts qualifiés" et que "les autorités marocaines seront prévenues de son envoi". Mme De Pierrebourg a fait remarquer que "comme les actes de vandalisme ont été commis par une mission des Nations unies, celles-ci se sont retournées vers l'Unesco pour demander son aide technique". Nous avons accepté de dépêcher une mission d'experts pour évaluer les dommages subis, proposer et faire des recommandations concernant des mesures de réparation et de restauration qui devront être prises", a-t-elle indiqué.