mardi 12 février 2008

le maroc .................................................





Dossier
Maroc
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"Situé au nord-ouest de l’Afrique, le Maroc est bordé par l’Algérie à l’est, la Mauritanie au sud, le Sahara occidental au sud-ouest, l’océan Atlantique à l’ouest et la mer Méditerranée au nord. La pointe nord du pays est séparée de l’Espagne par le détroit de Gibraltar, large de 8 km seulement. Le territoire marocain comporte aussi deux enclaves espagnoles, les villes de Ceuta et Melilla, toutes deux situées sur des petites péninsules de la côte méditerranéenne.Le relief du Maroc est essentiellement montagneux. Le pays compte quatre grandes chaînes de montagnes : le Rif, le long de la côte méditerranéenne, dont les sommets culminent à près de 2000 m, le Haut et le Moyen Atlas, au centre, et l’Anti-Atlas, au sud-ouest. C’est dans le Haut Atlas que se situe le plus haut sommet d’Afrique du Nord, le Djebel Toubkal (4165 m). Les vallées fluviales qui sillonnent ces massifs montagneux font partie des zones les plus fertiles du pays. Au sud des montagnes s’étend le désert du Sahara. Au Maroc, le climat varie selon la latitude, l’altitude et la proximité de la mer. Plus on s’éloigne des côtes, plus il fait chaud et sec, et plus les écarts de températures sont grands. En plaine, il fait très chaud l’été, et froid et humide l’hiver ; en montagne, les étés sont chauds et les hivers, froids et enneigés. Les monts Atlas arrêtent les vents humides en provenance de l’Atlantique, d’où le climat désertique des régions du sud. Le Sahara ne reçoit quasiment pas de pluie (sur le climat, voir aussi cette page)La végétation du Maroc est essentiellement de type méditerranéen, avec des oliviers et des eucalyptus dans les plaines et des chênes verts en montagne. Dans les zones les plus arides poussent des palmiers-dattiers, des buissons rabougris, des touffes d’herbe dure et des herbes aromatiques; on y rencontre des lézards, des caméléons et des serpents. Les scinques, ou «poissons des sables», dont la peau jaune brun sert de camouflage, se meuvent dans le sable comme des poissons dans l’eau. Les montagnes marocaines sont aussi l’habitat des singes de Barbarie, les seuls singes qui puissent vivre dans des régions enneigées."Survol de l'économie"L’économie du Maroc dépend essentiellement de l’agriculture. La production agricole du pays (dont maïs, blé, orge, pomme de terre, betterave à sucre et tomate) provient en bonne part de grandes fermes mécanisées. Les principaux produits d’exportation sont les agrumes et le raisin. On trouve aussi des petites fermes dont la production est destinée à la consommation locale. Dans ce pays couvert à 12 % de forêts, le chêne-liège est l’arbre qui est le plus exploité et a le plus de valeur. L’industrie de la pêche est en pleine expansion et compte pour près de 15 % des exportations.Près de 25 % de la population active travaille dans le secteur industriel. Les phosphates, dont on fabrique des engrais, sont la grande ressource minière du pays : le Maroc a en effet l’une des plus grandes réserves du monde de phosphates ; c’est aussi son principal produit d’exportation. Le pays est également riche en manganèse, plomb, cuivre, zinc et fer. À cela s’ajoutent le raffinage, le textile, l’industrie alimentaire et l’artisanat (travail du cuir, verrerie et poterie). En raison des nombreux sites historiques du pays et de son riche patrimoine culturel, le tourisme s’est beaucoup développé et est devenu une source de revenus considérable. Le chômage et le sous-emploi touchent cependant au moins 20 % de la population active du pays et de nombreuses personnes vont chercher du travail à l’extérieur du pays. Plus de 1,7 million de Marocains ont ainsi déménagé en Europe ou en Amérique du Nord. Bon nombre d’entre eux envoient de l’argent à leur famille restée au pays. Dans les villes, de plus en plus de femmes pénètrent le marché du travail, principalement dans le secteur industriel, les services ou l’éducation. Dans les régions rurales, elles participent aux travaux agricoles. Les enfants participent aussi aux travaux de la ferme : ce sont souvent eux qui s’occupent du bétail et vont chercher de l’eau aux puits ou aux fontaines publiques."Langues parlées"Au Maroc, on parle et on écrit surtout l’arabe, plus particulièrement l’arabe maghrébin, un des nombreux dialectes arabes. Les dialectes arabes varient d’un pays à l’autre et des personnes venant de pays arabes non voisins ne se comprendront pas toujours: ainsi, un Marocain et un Iraquien auront des difficultés à communiquer, alors qu’Algériens, Tunisiens et Marocains se comprendront. L’arabe classique, langue du Coran, le livre sacré islamique, est le même dans tous les pays de langue arabe. Les autochtones du pays, les Tamazights, se divisent en de nombreuses tribus, qui ont chacune un dialecte propre, qu’elles ont généralement préservé au cours des siècles. C’est le cas notamment des Riffians du nord du pays et des Chelhas des régions du Moyen et du Haut Atlas.De nombreux Marocains parlent l’espagnol ou le français en plus de l’arabe. Français et arabe sont d’ailleurs utilisés dans l’administration et dans les affaires. L’espagnol, pour sa part, s’emploie de moins en moins. L’anglais est enseigné dans les classes supérieures."Religions et croyances"L'islam est la religion d’État et le roi est le chef spirituel du pays, ou chérif, c’est-à-dire descendant du prophète Mohammed. Presque tous les Marocains sont musulmans – sunnites ou malékites. Le Coran, le livre sacré de l’islam, est l’autorité suprême en matière de religion. Les Musulmans doivent respecter les cinq « piliers » de l’islam. Ils doivent premièrement proclamer leur foi en un dieu unique et souverain, Allah, et en son prophète Mohammed. Ils doivent aussi, cinq fois par jour, répondre à l’appel à la prière lancé par les muezzins du haut des minarets qui dominent les mosquées; ils peuvent alors prier là où ils sont, ou aller prier en groupe à la mosquée. Les trois autres règles auxquelles ils doivent obéir consistent à respecter le jeûne du Ramadan, neuvième mois de l’année musulmane, à faire l’aumône aux pauvres et à faire un pèlerinage à La Mecque au moins une fois dans leur vie s’ils en ont les moyens ; les pèlerins qui se rendent à La Mecque doivent, vêtus de blanc, faire sept fois le tour de la pierre d’Abraham (Ka’aba).Le vendredi, ou salat juma, est le jour saint de l’islam. C’est un jour de travail comme les autres, mais les personnes qui travaillent ont droit à une pause plus longue pour aller prier à la mosquée.Même si dans la tradition musulmane il n’est pas coutume de prier les saints, le Maroc a toujours honoré ses saints hommes, ou marabouts. Ces derniers sont enterrés dans des koubbas, petites chapelles cubiques surmontées d’un dôme et blanchies à la chaux. Les gens s’y rendent pour prier ou demander une faveur aux marabouts.Les principales fêtes marocaines sont des fêtes musulmanes. Elles sont l’occasion de se retrouver en famille autour de repas festifs et de s’échanger des cadeaux. Eid al-Seghir marque la fin du long mois de jeûne (saum) du Ramadan, pendant lequel les Musulmans ne doivent ni manger ni boire du lever au coucher du soleil. En ce jour de fête, les gens portent de nouveaux vêtements, vont prier à la mosquée et se retrouvent autour de copieux repas.Eid al-Kebir, qui se fête le lendemain du pèlerinage à La Mecque, ou hajj, commémore la disposition du prophète Abraham à offrir son fils en sacrifice à Dieu. Ce jour-là, certaines familles abattent un mouton dont la peau sera traitée une fois la fête finie. Chaque famille garde un tiers de la viande, en donne un tiers à la famille et aux amis, et distribue le dernier tiers aux pauvres. Les moussems sont des fêtes locales en l’honneur des marabouts, ces hommes saints de l’islam. Elles se tiennent généralement à proximité de la tombe du marabout et sont l’occasion de foires ou de marchés spéciaux, tel le célèbre marché de chameaux de Goulimine ; on y converge parfois de tout le pays. Ces fêtes permettent aussi de retrouver des parents ou des amis que l’on n’a pas vus depuis longtemps ; certains en profitent d’ailleurs pour trouver un époux ou une épouse pour leurs enfants non mariés. Tout le monde chante, danse, mange et prie ensemble. Les femmes portent alors des vêtements traditionnels."Situation de l'éducation"Autrefois, les jeunes garçons marocains étudiaient dans des écoles islamiques, ou madressahs, situées dans les mosquées. Les premières universités marocaines étaient d’ailleurs des madressahs. Ces écoles existent toujours; on y enseigne le Coran, que les élèves doivent mémoriser. En 1962, l’école primaire est devenue obligatoire pour tous les enfants de 7 à 13 ans. Aujourd’hui, près du quart du budget national est alloué à l’éducation. Cependant, le Maroc manque d’enseignants et d’établissements scolaires, et les enfants des régions rurales ont difficilement accès aux écoles. La moitié de la population ayant moins de 15 ans, les ressources sont insuffisantes.Au Maroc, la scolarité est gratuite; les élèves doivent toutefois payer le transport et les fournitures scolaires. Le primaire dure six ans, le niveau intermédiaire trois ans, et le secondaire trois autres années. Il existe deux types d’écoles secondaires au Maroc : les lycées techniques et les lycées d’enseignement général préparant à l’université. L’enseignement se fait en arabe pendant les deux premières années du primaire, puis en arabe et en français pour le reste de la scolarité. Ce ne sont pas tous les enfants qui vont à l’école. Certains doivent en effet travailler avec leurs parents. Lorsqu’une famille peut envoyer ses enfants à l’école, la priorité est donnée aux garçons. Dans les années 1990, le gouvernement a alloué des fonds à l’éducation des filles et des écoles mixtes ont été créées; depuis, le nombre d’écolières a augmenté. Déjà plus nombreuses à entrer au secondaire et à l’université dans les années 1980, elles comptent aujourd’hui pour 40 % du total des inscriptions et sont plus nombreuses que les garçons au primaire. Le Maroc est doté de plusieurs universités modernes. La plus grande, l’Université Mohammed V, est située à Rabat, la capitale. L’Université Al-Qarawiyyin, à Fès, est reconnue pour ses études islamiques. L’Université Al-Akhawayn d’Ifrane, établissement anglophone privé, a adopté les techniques américaines d’enseignement et attire ainsi de nombreux étudiants étrangers. Le Maroc possède également beaucoup d’écoles techniques et d’instituts d’enseignement supérieur."La santé"En 1956, lorsque le Maroc est devenu indépendant, le pays ne comptait guère que 300 médecins dans le système public et 400 dans le système privé. Depuis, le gouvernement a amélioré les soins médicaux et rendu les services plus accessibles aux citoyens : en 1992, 70 % de la population avait accès aux soins de santé. Grâce aux cours d’hygiène dispensés aux parents et aux enfants dans les communautés ainsi que dans les écoles et collèges, la santé des Marocains s’est beaucoup améliorée. L’espérance de vie est aujourd’hui de 66,5 ans pour les hommes et de 70,6 ans pour les femmes.La plupart des centres médicaux se trouvent dans les villes. Dans les campagnes, les soins sont de moins bonne qualité : les services de consultation externe sont dispensés par des équipes médicales mobiles et quelques pharmacies et cliniques. Les efforts pour améliorer la qualité des soins au Maroc ont été contrecarrés par les problèmes de collecte des ordures, le manque d’eau potable et la croissance rapide de la population. Le ministère de la Santé publique, formé en 1982, travaille à l’amélioration des conditions sanitaires et de la qualité de l’eau potable. Aujourd’hui, la variole a été éradiquée, les épidémies de typhus sont rares, et la malaria et la tuberculose sont désormais contrôlées. L’Organisation mondiale de la santé et l’UNICEF appuient les campagnes de prévention des maladies des yeux et des maladies transmissibles sexuellement.Les maladies chez les enfants et les nouveau-nés comptent parmi les problèmes les plus sérieux en matière de santé. Les principales causes de décès sont la rougeole, le tétanos néonatal et la coqueluche. C’est pourquoi les enfants d’un an et moins sont à présent vaccinés contre la tuberculose, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite et la rougeole. Les employeurs sont aujourd’hui tenus de cotiser pour que leurs employés puissent bénéficier d’avantages sociaux, même si les salariés sont encore nombreux à ne pas être couverts. Des efforts ont aussi été déployés pour offrir des soins médicaux peu coûteux à tous les Marocains dans le besoin."Arts et littérature"La musique marocaine a été influencée par les traditions musicales arabe, berbère, africaine et espagnole. Certains instruments sont spécifiques au Maroc, tels le ghalta (instrument à vent), le amzhad (instrument à cordes berbère) et le bendir (genre de tambour). Musique et contes oraux vont de paire dans la tradition berbère et il n’y a pas de fête ou de célébration sans musique. Le chaabi est un genre de musique populaire souvent joué dans les cafés qui mélange les styles arabe, africain et occidental: les chansons se terminent généralement par des rythmes plus rapides invitant l’auditoire à danser, crier et taper des mains.Mosquées et madressahs marocains forment un patrimoine architectural très riche. Fontaines, cours pavées et mosaïques aux motifs complexes ornent l’intérieur des mosquées, dont les portes et fenêtres sont entourées de sculptures dentelées. La mosquée Al-Qararwiyyin, à Fès, est considérée comme l’une des plus belles du pays.Les Marocains, plus particulièrement les Berbères, sont célèbres pour leurs tapis (kilims) faits main. Les kilims peuvent être en laine ou en soie ; les motifs, transmis d’une génération à l’autre, varient selon les régions, comme les couleurs. Un bon tapis marocain peut compter jusqu’à 480 000 nœuds au mètre carré et peut demander jusqu’à neuf mois de travail. Voir aussi: Les tapis de RabatLes Marocains sont aussi réputés pour le travail des métaux et la maroquinerie. La vie des souks est rythmée par les marteaux des ferronniers qui fabriquent plateaux, théières, ustensiles de cuisine et bijoux en argent. Les maroquiniers confectionnent sandales, sacoches et chaussons pointus, ou balgha, en peau de mouton ou de chèvre.De nombreux auteurs marocains contemporains écrivent en français. L’un des plus connus est Tahar ben Jelloun, qui réside actuellement en France. Ses romans, tels Solitaire et Jour de silence à Tanger, ont été traduits dans plusieurs langues. Driss Chraïbi est un autre romancier marocain vivant en France; il a publié ses mémoires en 1996 sous le titre Vu, lu, entendu : mémoires. Ahmed Sefrioui, d’origine berbère, écrit lui aussi en français. Ses romans, tel La Boîte à merveilles, décrivent la vie quotidienne des Marocains. À travers ses œuvres, le poète Mohammed Khaïr-eddine réclame quant à lui des changements dans les traditions marocaines.De nombreux grands films ont été tournés au Maroc, tel Lawrence d’Arabie (1962) et Un thé au Sahara (1990), adaptation d’un roman de Paul Bowles, écrivain américain qui vit à Tanger depuis 1940. Le film Casablanca (1942), lui, n’a pas été tourné au Maroc; contrairement à ce que son titre laisse supposer, son histoire parle surtout de la vie à Tanger pendant la guerre."Le Maroc (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)
Ruines berbères face à la chaîne montagneuse du Haut-AtlasSource : Peter Swarzenski, "SWICA-M³-The First International Conference on SaltWater Intrusion and Coastal Aquifers-Monitoring, Modeling and Management", Sound Waves - U. S. Geological Survey Coastal Science & Research Monthly Newsletter, juin 2001 Une image ancienne : vue d'une des portes de la ville de Tanger. Photo en date du 20 novembre 1894Auteur : William Henry Jackson, 1843-1942Source : Library of Congress, Prints and Photographs Division, World's Transportation Commission Photograph CollectionDomaine publicPhoto Maroc: échantillon de 15 000 photos du fonds de la Photothèque du MarocImages de la vie quotidienne (site de James Miller, professeur de géographie, Clemson University, Caroline du Sud, É.-U.; sur le site de Geo-Images Project, University of California at Berkeley)Photos
Histoire
"Les premiers habitants de la région correspondant au Maroc actuel furent les Berbères, nom auquel les autochtones d’aujourd’hui préfèrent celui de Tamazights, qui signifie «libres». Vers le XIIe siècle av. J.-C., des marins marchands phéniciens érigèrent des cités sur la côte méditerranéenne. Ces cités furent ensuite occupées par les Carthaginois, jusqu’à leur défaite contre les Romains au IIe siècle av. J.-C. En l’an 42 de notre ère, la région devint la province romaine de Mauretania Tiniagitana (Mauritanie tingitane). Puis, la puissance de l’Empire romain s’affaiblissant, la région passa sous le contrôle de l’Empire byzantin.En l’an 682, les Arabes, venus de l’est, introduisirent l’islam dans la région puis en Espagne. Des dynasties musulmanes se succédèrent à la tête du pays. À la dynastie des Idrissides, fondée au VIIIe siècle, succédèrent les Almoravides, les Almohades, les Mérinides et les Saadiens. La période saadienne (fin du XVIe siècle) fut l’âge d’or du Maroc: c’est alors que le pays s’est étendu sur une vaste région, de l’océan Atlantique, à l’ouest, jusqu’à l’Égypte, à l’est, et Tombouctou, au sud (aujourd’hui située au Mali). La population s’accrut avec l’arrivée de Maures et de Juifs expulsés d’Espagne. L’art et l’architecture étaient florissants. Au milieu du XVIIe siècle, la dynastie des chérifs alaouites prit le pouvoir ; c’est encore elle qui règne aujourd’hui.Le XIXe siècle vit les puissances européennes se disputer le contrôle des pays d’Afrique du Nord. C’est ainsi que la France, après avoir occupé l’Algérie en 1830, étendit son influence sur le Maroc, à l’exception de la côte méditerranéenne où l’Espagne avait des intérêts. En 1912, le Maroc devint protectorat français, en dépit des Espagnols, qui occupaient toujours le nord. Les Français prirent les rênes de l’économie marocaine. Ils construisirent des routes, des chemins de fer et le port de Casablanca. Des milliers de Français partirent s’installer au Maroc. Mais la résistance des Marocains fut vive et les révoltes nombreuses : en 1925-1926, la France envoya même l’armée. Après la Deuxième Guerre mondiale, le parti Istiqlal (Indépendance) vit le jour. En 1953, le roi Mohammed V, ardent défenseur de la cause indépendantiste, fut déposé et exilé à Madagascar ; il ne revint au pays que deux ans plus tard. En 1956, la France reconnut enfin l’indépendance du Maroc et l’Espagne mit elle aussi fin à son protectorat dans le nord (sauf pour Ceuta et Melilla). Le 8 mai 1958, une charte royale faisait du Maroc une monarchie constitutionnelle.Hassan II devint roi en 1961. L’année suivante, il fit approuver par référendum une nouvelle constitution ; le monarque conservait cependant le dernier mot dans toutes les affaires gouvernementales. Au milieu des années 1970, le Maroc revendiqua le contrôle du Sahara occidental, territoire dominé par l’Espagne mais qui réclamait son indépendance. Un cessez-le-feu fut signé en 1991, mais l’intransigeance du Maroc aliéna les autres pays africains. Hassan II est mort d’une crise cardiaque en 1999, à l’âge de 70 ans. Son fils, le roi Mohammed Ibn Al Hassan, est aujourd’hui au pouvoir."Le Maroc (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)Voir aussi:
Faits marquants et Album photosHistoire du Maroc (Morocco Web)Description du Maroc à la fin du 19e siècle:
Mouliéras, Auguste. Le Maroc inconnu : [étude géographique et sociologique]. Première partie. Exploration du Rif (Maroc septentrional). Paris, J. André, 1895, 204 p.-pl. (Bibliothèque nationale de France, Gallica – mode image, format PDF)Mouliéras, Auguste. Le Maroc inconnu : [étude géographique et sociologique]. Deuxième partie. Exploration des Djebala (Maroc septentrional). Paris, A. Challamel, 1899, VIII-813 p.-dépl. (Bibliothèque nationale de France, Gallica – mode image, format PDF)
Enjeux
"La succession du roi, en juillet 1999, a renforcé la monarchie. Le Roi est jeune (38 ans) et les directions sont déjà prises depuis 10 ans: modernisation dans tous les domaines y compris des libertés publiques, solidarité arabe mais ancrage déterminé au modèle européen. L’image et le style du «Roi des pauvres» séduisent le peuple marocain. Depuis son intronisation, Mohammed VI a pris plusieurs décisions notamment le limogeage du ministre de l’Intérieur, M. Basri, la mise au point d’un processus pour améliorer le statut de la femme et la définition d’une nouvelle position sur le dossier du Sahara.Le « Makhzen », terme désignant le système monarchique marocain, continue de monopoliser le champ politique. L’état de grâce royal a néanmoins ses limites: les attentes de la population sont extrêmement fortes et elles pourraient être gagnées par l’impatience si les réformes se faisaient trop attendre. Le Prince Moulay Hicham, cousin du Roi du Maroc, se pose en critique de cette stratégie de l’attentisme.I. Un nouveau souffleLe discours du trône du 30 juillet 2001 a souligné l’importance du processus de décentralisation et de régionalisation et a annoncé la création d’un institut royal de la culture berbère.Début août, le pays a connu une série de changements au sein de l’administration, destinés à apporter un soutien aux réformes. Le Roi a procédé à la nomination de neuf Wallis, technocrates reconnus pour leurs qualités de gestionnaires. Au ministère de l’Intérieur, M. Driss Jettou, Président Directeur Général de l’office chérifien des phosphates a succédé à M. El Midaoui. M. Jettou est un homme de confiance du Roi dont il a géré les intérêts financiers et immobiliers au sein de l’Omnium Nord-Africain. Sa nomination s’inscrit dans le prolongement d’un mouvement de préfets et de directeurs d’entreprises publiques.Le Palais a voulu ainsi se donner les moyens de mettre fin au «baronnies» de ce département qui risquaient de constituer un obstacle au train des réformes souhaitées.M. Driss Jettou sera particulièrement chargé de la réforme politique permettant les élections législatives de 2002.Le Maroc se caractérise par une dispersion partisane, plus de trente partis identifiés. L’USFP, parti du Premier ministre, a notamment fait face à une contestation interne menée par sa tendance syndicaliste. Les contestataires ont donc créé une nouvelle formation, le «congrès national unioniste». Les élections de 2002 devraient consacrer la fragmentation du champ politique marocain, rendant possible, sous l’égide du Palais, diverses combinaisons gouvernementales.II. L’islamismeLa mouvance islamiste au Maroc se compose de deux formations distinctes: les islamistes du Parti de la Justice et du Développement (PJD), créé en octobre 1998, sont reconnus par le régime et participent au gouvernement. Par contre, le mouvement du Cheikh Yassine «Justice et Bienfaisance» n’est pas reconnu mais seulement toléré. Les autorités travailleraient sur un schéma éventuel d’intégration des islamistes dans le jeu politique. La question est délicate car Justice et Bienfaisance met en cause la légitimité du système monarchique actuel.Les deux tendances islamistes ne souhaitent pas ressembler au FIS algérien et l’Algérie sert de contre-exemple. Les attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis n’ont fait que confirmer cette évolution. Le Secrétaire Général du PJD est allé jusqu’à participer à la cérémonie oecuménique qui s’est déroulée le 16 septembre à la cathédrale de Rabat en mémoire des victimes des attentats perpétrés sur le sol américain.Les contacts entre partis traditionnels et mouvements islamistes se font fréquents et témoignent d’une forme de banalisation politique. On constate une certaine imprégnation islamiste des discours. Les Partis, à commencer par l’Istiqlal, font de la surenchère pour séduire l’électorat, tandis que des voix s’expriment au sein de l’USFP, socialiste, en faveur d’une alliance avec les islamistes.III. La nouvelle diplomatie marocaineUne nouvelle politique étrangère a émergé depuis l’intronisation du Roi Mohammed VI, en juillet 1999. Le Maroc a choisi d’être plus présent sur le scène internationale. L’arrimage à l’Europe et la question du Sahara Occidental (les provinces du Sud) demeurent les constantes de la diplomatie marocaine.La France reste le premier pays partenaire. Aucun autre pays ne bénéficie d’une relation comparable avec le Maroc. (Elle est) le premier partenaire commercial du Maroc, avec une part de marché d’environ 24 % des achats extérieurs marocains.Des raisons historiques expliquent la suspicion existant entre le Maroc et l’Espagne. Les Marocains estiment que Madrid est à l’origine de la question du Sahara Occidental et se penche par trop vers les sahraouis. D’autre part, les relations se heurtent au problème des présides de Ceuta et Melilla que revendique le Royaume chérifien. Les sujet d’irritation réciproque se sont multipliés au cours de ces dernières années: échec de l’accord de pêche avec l’Union européenne, en avril 2000, la culture du cannabis dans le Rif et le problème de l’immigration clandestine. Les crises avec l’Espagne sont dès lors régulières et virulentes. Rabat a ainsi rappelé son Ambassadeur, le 28 octobre, exprimant ainsi sont irritation face à la persistance des problèmes avec l’Espagne.L’évolution politique du Maroc sera intéressante à suivre. Elle sera susceptible de donner des indications sur l’autorité du Roi Mohammed VI, la montée de l’islamisme, les rapports avec l’Europe, mais aussi sur la situation économique d’un pays affecté par la sécheresse et par une certaine diminution du tourisme en raison des événements internationaux."Source: Xavier de Villepin, Le Maroc dans l'attente des élections 2002, novembre 2001 (site du Sénat de la République française)Histoire du recouvrement des provinces sahariennes et Programme de développement des provinces du sud (Dossier Sahara, Min. de la Culture et de la Communication, position officielle du gouvernement sur la question du Sahara). Pour en savoir sur les positions des partisans du Sahara occidental, voir le site de l'Association de soutien à un référendum libre et régulier au Sahara occidentalActualité: Les docteurs marocains au chômage reprennent leur grève de la faim
Carte
Source : CIA - The World FactbookCarte des principales régions du pays (on peut cliquer sur la région de son choix). Min. de la Culture et de la Communication
Attraits
À visiter:
Royale RabatMarrakech OuarzazateFèsAgadirTangerLes musées du pays
* * *Sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco:
Médina de Fès Medina de Marrakech Ksar d'Aït-Ben-Haddou Ville historique de Meknès Site archéologique de Volubilis Médina de Tétouan (ancienne Titawin) Médina d'Essaouira (ancienne Mogador)
* * *Les souks, ou marchés, constituent de véritables labyrinthes de tunnels et de passages étroits. Les habitants s’y rendent non seulement pour acheter des produits, mais aussi pour rencontrer des amis. D’innombrables petites boutiques vendent les articles les plus divers, des épices aux vêtements. Comme les passages sont étroits, le seul moyen de transporter les marchandises est souvent à dos d’âne ou à bicyclette.
* * *La cuisine marocaine"On ne peut concevoir la cuisine marocaine sans couscous, semoule de blé dur cuite à la vapeur que l’on accompagne de légumes, de noix, de raisins et que l’on sert avec un ragoût bien épicé et de la viande grillée. L’agneau est la viande la plus populaire auprès des Marocains; il est habituellement très cuit, de manière à ce qu’il tombe facilement en morceaux. Lorsqu’on ne les fait pas griller ou en ragoût, la viande et le poisson sont cuits à l’étouffé dans un plat en terre au couvercle conique appelé tajine, comme le mets du même nom. La cuisine marocaine accommode avec raffinement épices (cumin, coriandre, safran, piments rouges, gingembre, cannelle…), fruits secs (abricots, dates, figues, raisins), pignons, amandes et pistaches. L’harissa, pâte très épicée faite d’ail, de piments rouges broyés dans l’huile d’olive et de sel, est un condiment qui accompagne presque tous les repas. La viande de poulet et de pigeon est souvent relevée de citrons conservés dans un mélange de jus d’orange et de sel. De nombreux desserts sont parfumés à la cannelle ou aux amandes. Le briouat est une pâtisserie faite de noix pilées roulées dans de la pâte feuilletée très fine et imbibée de miel. Dans les villages, chaque famille fait son propre pain à partir de farine de semoule. Pétrir le pain est d’ailleurs considéré comme un art. Avant d’enfourner les pains dans le four du village, on y dépose sa marque pour éviter toute confusion.Les repas de fête comportent souvent jusqu’à cinq plats et les Marocaines n’hésiteront pas à consacrer une bonne semaine à leur préparation. Il faut parfois près d’une journée pour préparer la pastilla, pâte feuilletée fine comme du papier que l’on farcit de poulet et que l’on sert en entrée. La pastilla sera suivie d’une brochette, ou kebab, puis d’une tajine qui aura mijoté pendant des heures et que l’on accompagnera de khubz, pain rond et mou. On finira le repas par des tranches ou des morceaux de melon, des pâtisseries au miel et aux amandes et un petit verre de thé à la menthe. Pendant le mois du Ramadan, au coucher du soleil, les Musulmans qui ont jeûné toute la journée rompent le jeûne avec une harira, riche soupe à base de viande d’agneau, de bouillon et d’épices, que l’on a épaissie avec des œufs et de la farine."Voir aussi: La cuisineLe Maroc (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)
Itinéraires
Les grands itinéraires (Min. de la Culture et de la Communication)Série d'itinéraires avec le guide Lonely Planet sur le Maroc
Documentation
Ouvrages sur le Maroc (Min. de la Culture et de la Communication)Gorges Vedel, L'évolution des institutions (1997) (Min. de la Culture et de la Communication)Projet de la Charte Nationale d'Éducation et de Formation (1999) (Le Matin)

mercredi 6 février 2008

Echange de visites entre Oued Eddahab et Aousserd


Echange de visites entre Oued Eddahab et AousserdAprès une semaine de suspension, les visites entre les familles ont repris sur l’axe reliant les camps de Tindouf aux provinces du sud du Royaume dans le cadre du 4ème voyage de l’année.L'opération d'échange de visites familiales, pilotée par le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), entre les camps de Tindouf, au sud de l'Algérie, et les provinces du sud du Royaume, s'est poursuivie vendredi par l'organisation du 4ème voyage au titre de l'année 2008, de et vers les provinces d'Oued Eddahab et Aousserd. Le présent échange, qui intervient après une semaine de suspension pour des raisons techniques, a connu la participation de 67 bénéficiaires appartenant à 17 familles, indique un communiqué du Bureau de la coordination marocaine avec la Minurso.Ainsi, huit familles totalisant 34 personnes originaires de la province de Dakhla ont embarqué, vendredi à 08h35mn, à bord d'un aéronef de l'ONU, à l'aéroport de cette ville, à destination de Tindouf, avant que neuf familles totalisant 33 personnes, en provenance des camps de Tindouf, n'aient débarqué du même avion, à 15 h20mn, précise la même source.Cet échange s'est déroulé, du côté marocain, dans de bonnes conditions et toutes les dispositions ont été prises pour assurer un bon accueil aux participants et leur faciliter les formalités d'usage, au niveau de l'aéroport d'embarquement et de débarquement, souligne le communiqué.Tout en réitérant sa satisfaction quant à la poursuite de l'opération d'échange de visites familiales, le Bureau de la coordination marocaine saisit cette occasion pour appeler le HCR à faire appliquer scrupuleusement les dispositions du plan d'action régissant ce programme, notamment en ce qui concerne le respect du caractère purement humanitaire de cette opération.Par cet échange, le nombre total des personnes ayant bénéficié des visites familiales depuis le 5 mars 2004, s'élève à 5197 dont 2728 personnes en provenance des camps de Tindouf et 2469 personnes en partance des provinces du sud.Le 4-2-2008Par : MAP

Sahara Marocain



Cette entrevue s'est déroulée en présence du ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Taieb Fassi Fihri et de l'Ambassadeur, représentant permanent du Royaume auprès de l'ONU, El Mostafa Sahel.Dans une déclaration à la presse à l'issue de cet entretien, M. Van Walsum a indiqué que cette «réunion s'est déroulée dans une atmosphère cordiale», ajoutant qu'elle a été marquée par «un échange de points de vue sur la meilleure façon de rendre les négociations en cours plus substantielles conformément à la demande du Secrétaire général et du Conseil de sécurité de l'ONU».De son côté, M. Taieb Fassi Fihri a réaffirmé «l'attachement du Royaume au processus de négociations en vue d'un règlement de ce différend régional artificiel autour de la question du Sahara et sa détermination à s'engager dans des négociations sérieuses, sur la base de l'Initiative marocaine consensuelle relative à la proposition d'autonomie dans les provinces du Sud du Royaume». Après l'étape de Rabat, le responsable onusien a indiqué qu'il se rendra à Tindouf, à Alger et à Nouakchott.Par ailleurs, la porte-parole du directeur général de l'UNESCO, Mme Muriel de Pierrebourg, a affirmé son organisation «n'a aucune relation et n'a rien à voir avec le polisario». Elle a souligné que les autorités marocaines seront prévenues en cas d'intervention d'une "équipe d'experts qualifiés" sur des sites endommagés par des officiers de la Minurso au Sahara marocain. "Nous avons entendu et vu quelque part que nous aurions accédé à une demande du polisario. Nous avons été très surpris. Nous ne voyons pas comment l'Unesco aurait accédé à une demande du polisario avec qui nous n'avons rien à voir", a déclaré Mme De Pierrebourg à l'agence MAP."Nous n'avons aucun contact avec le polisario. Nous avons réagi et allons travailler à la demande des Nations unies", a-t-elle précisé, indiquant que "l'Unesco est en train de constituer une délégation d'experts qualifiés" et que "les autorités marocaines seront prévenues de son envoi". Mme De Pierrebourg a fait remarquer que "comme les actes de vandalisme ont été commis par une mission des Nations unies, celles-ci se sont retournées vers l'Unesco pour demander son aide technique". Nous avons accepté de dépêcher une mission d'experts pour évaluer les dommages subis, proposer et faire des recommandations concernant des mesures de réparation et de restauration qui devront être prises", a-t-elle indiqué.

lundi 4 février 2008

police academy!!!!!!!!!!!!!!!!!!




Police Academy



C’est bien que les policiers fassent leur séminaire à Kenitra. J'espère du moins qu'ils ont eu à parler de la façon dont ils doivent traiter les citoyens.
Car à voir les choses de près, et je précise qu'il n'est même pas très nécessaire de trop se rapprocher, les choses ne sont pas ce qu'elles devraient être dans un pays qui se dit démocratique, c'est‑à‑dire un pays où c'est l'Etat qui est au service du citoyen et non l'inverse. Un exemple simple et il n'est pas des plus dramatiques: Une femme se fait arrêter par un policier à la sortie de Settat pour excès de vitesse. Rien de mal. Le policier s'amène doucement, lui demande ses papiers et s'en retourne à son point de guet pour terminer une conversation déjà entamée avec un autre conducteur. Entre temps, la femme attend. L'attente dure. Jusqu'à ce que le policier revient, lui tend le procès verbal rédigé et signé. Signé? Plutôt deux fois qu'une, puisque le représentant de la loi a estimé utile ou sans doute plus rapide de signer à la place réservée au conducteur. Voilà le travail, la dame devait régler 400 DH sinon elle allait se faire retirer le permis. La discussion qui a eu lieu à cet endroit est digne d'un film sur le harcèlement. Quant la conductrice a demandé au policier pourquoi il a rédigé le procès sans lui demander quoi que ce soit, ni sans connaître sa version, il lui a tout simplement répondu: "parce que tu n'as pas daigné nous considérer". C'est vrai que traduit de la sorte,, cela ne donne pas la véritable image de la situation, mais en Arabe c'était ça: "ma bghitich thachih lina". C'est un langage d'un représentant de l'autorité, d'un représentant de la loi. On ne va pas se demander pourquoi les citoyens rechignent à respecter le code de la route. C'est une autre histoire. Donc notre policier Mohamed Charif de son nom a signé à la place de la conductrice ce qui représente un acte délictueux. Trois jours plus tard, la conductrice est revenue à Settat pour payer l'amende et récupérer le permis. La totale! Elle a commencé par chercher le lieu où s'entassent les permis et ce n'était pas facile. Aucune indication, aucun renseignement disponible. Il fallait demander aux agents.A la préfecture, un policier lui a jeté à la figure que le service en question se trouvait à quelques rues plus loin. Retour, recherche, Eureka!. Elle monte les quelques escaliers mal entretenus et entre dans une pièce qui pourrait indiquer qu'on se trouve dans dans un taudis abandonné. Un autre policier, lui dit, avec l'air de quelqu'un qui a vu entrer une chèvre dans un salon de thé, qu'elle devait ressortir et entrer par la porte d'à côté. Cette porte était facile à trouver mais il n'était pas facile de pénétrer dans ce local sale, décati et plein de citoyens attendant, dans un désordre de souk de campagne, la délivrance de leur carte nationale. Il fallait traverser et monter encore quelques escaliers. En haut, il y a des bureaux, elle demande à un policier qui lui répond enfin qu'elle est à la bonne enseigne. Il cherche le permis, le trouve, demande les 400 DH, remplit un formulaire et lui demande de signer. Elle signe, prend son permis et demande si le policier avait le droit de signer à sa place. Non lui a répondu l'agent. Au moins c'était clair. Comment pouvait‑elle faire pour poursuivre le policier? Là, pas de réponse. Solidarité de corps. Normal. Pourquoi les policiers se comportent‑ils de la sorte? Parce que les fonctionnaires ont toujours eu l'impression d'être les supérieurs des citoyens. Ils ont le droit de les gronder, des les insulter, de les maltraiter, de les pousser... C'est bien sûr l'histoire de la relation de l'autorité avec le citoyen. Une habitude dure à décrotter. Lorsqu'on entend parler les responsables, on a l'impression que tous les services sont impeccables et que chaque fois que le citoyen s'adresse à la police, il est traité comme un citoyen. Sur le terrain, c'est une autre réalité. Le policier a le droit de signer le procès verbal, il a le droit de dire que vous être en infraction, même si vous ne l'êtes pas et au jeu de votre parole contre la sienne, c'est lui qui aura le dessus. S'il dit que vous êtes en infraction, on le croira même si vous affirmez que c'est faux. Tout ce que vous récolterez c'est peut‑être un outrage à fonctionnaire qui vous enfoncera davantage. Il faut mentionner que chez nous lorsque le policier vous dit que le radar vous a eu, il n'aura pas besoin d'apporter la preuve au tribunal. Ce dernier vous convoque non pas pour vous entendre mais pour vous obliger à payer ce que le policier a décidé. C'est maintenant la Justice qui est au service de la police alors que dans un régime démocratique le policier ne fait qu'appliquer les décisions judiciaires. Voilà pour ceux qui parlent des droits de l'homme.C'est suffisant je pense pour modérer leur enthousiasme. Pourquoi la 'voix" du policier est­elle supérieure à 'la voix du citoyen? Pour quelle raison? Qui est au service de qui? Les démocrates diront que c'est la police qui est au service du citoyen. Nous avons malheureusement chaque jour la preuve que ce n'est pas vrai. C'est pourquoi les démocrates ne comptent pas uniquement sur le bon vouloir des policiers pour bien traiter les citoyens. Ils ont mis en place un système implacable qui empêche tout abus: les préfets de police sont élus au suffrage universel. Comme sont élus les gouverneurs. C'est cela qui fait la différence entre un pays démocratique et un pays qui ne l'est pas. Ce ne sont pas les déclarations et les discours. Ce sont les actes institutionnalisés qui garantissent les droits des citoyens. Une petite visite à la police de Settat, en tant que citoyen normal, donnera une idée sur le chemin qui nous reste à faire pour atteindre la démocratie. Le Maroc qui a hérité du système français n'a vraiment pas fait une bonne affaire.

site 12, les sac plastique???????

http://www.youtube.com/watch?v=WB-OBdhHnHY


Interdir les sacs en plastique Les dégradations de l’environnement, les pollutions de toutes sortes, sont les faits des humains. Les luttes pour apporter des correctifs sont une affaire de tous. Toute la collectivité est concernée. Les hommes en premier, qui sont les plus grands pollueurs, les femmes ne sont pas en reste elles aussi, et nos enfants qui copient nos erreurs et aggravent les profonds déséquilibres que nous leurs léguons.
Il n’est pas question ici de parler de tous les déséquilibres environnementaux, ni de tenter de donner des solutions.
Dans cet article je me limiterai au scandale des sacs en plastique qui polluent nos forêts, nos champs, nous rues et nos avenues, nos mers et nos rivières, des produits dangereux et non dégradables.
Si l’on fait un petit tour historique de notre vie sociale, nous nous rappelerons tous que nos parents faisaient leur marché munis d’un panier, d’un couffin, d’un cabas, d’un sac ou d’une sacoche individuelle, dans laquelle tous les achats étaient placés et acheminés à domicile. Ces ustensiles qui servaient pendant des années n’étaient à l’origine d’aucune pollution.
Dans un sens de responsabilité et de sensibilisation collective, nous pourrions tous revenir à nos paniers, nos sacs, nos couffins ... conçus avec des substances naturelles non polluantes.
Mais il faudrait pour cela que l’on fasse voter par le parlement une loi qui interdit à toutes les grandes surfaces et à tous les autres lieux d’achats, la distribution des sacs en plastique en très grande quantité, ces sacs qui se retrouvent éparpillés un peu partout dans la nature.
Je me suis rendu dans trois grandes surfaces de la capitale, le constat est effrayant. La quantité de sacs en plastique distribués à chaque client arrivé à la caisse est considérable. Et j’ai eu l’impression que plus on donne de sacs plus le client est content. Contentement perçu par les employées des caisses, qui donnent, donnent et donnent encore.
Revenons à nos habitudes ancestrales et saines, nos achats placés en cadis, sont acheminés vers nos automobiles et mis dans nos paniers, nos cabas, nos couffins, nos sacs et sacoches, à tous mes concitoyens je demande d’abord une prise de conscience, et bien entendu une participation responsable et pérenne.
Nous sommes les acteurs de dégâts environnementaux considérables, celui des plastiques éparpillés dans la nature est facile à résoudre, mais encore faut-il que l’on fasse voter les lois interdisant la distribution des sacs en plastique partout où ils sont distribués gratuitement et là où ils sont vendus.
En parrallèle, il importe d’encourager la fabrication de sacs biodégradables comme cela est désormais courant dans des pays avancés. C’est aussi simple que cela. Il fallait juste y penser.
Docteur Fayçal Bouhlal
Edité le: mardi 29 janvier 2008.