
Immigration: une ministre libérale dénonce l'ADQ et Mario Dumont réplique au PQ
La ministre de l'Immigration Yolande James. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot
Par Rollande Parent, LA PRESSE CANADIENNE
MONTREAL - Le chef adéquiste Mario Dumont a revendiqué, vendredi, le droit de discuter de toutes sortes de questions, même les plus sensibles, comme celle de l'immigration. Il a accusé la chef péquiste Pauline Marois de manquer de leadership en ne rappelant pas à l'ordre son candidat Maka Kotto, dans le comté de Bourget, et d'avoir entériné la hausse du nombre d'immigrants prévue par le gouvernement libéral.
Le candidat Kotto a qualifié de "lepéniste", ce qui équivaut à l'extrême-droite en France avec Jean-Marie Le Pen, les panneaux publicitaires adéquistes quant à l'immigration.
Cette publicité de l'Action démocratique du Québec (ADQ) déployée dans les circonscriptions électorales de Bourget et Pointe-aux-Trembles indique que le bilan péquiste-libéral constitue un recul du français à Montréal et, un peu plus bas, on peut lire "hausse de l'immigration de 22 pour cent". Ces quelques lignes sont suivies de la proposition adéquiste suivante: "politique nataliste et gel du seuil d'immigration".
"Maka Kotto dérape dans le comté de Bourget et Pauline Marois ne l'a pas rappelé à l'ordre par rapport à des propos incroyables, inacceptables", a lancé M. Dumont, qui a plaidé la pureté de ses intentions.
"On est préoccupé par le fait qu'au cours des dernières années, l'intégration des immigrants est moins réussie, de plus en plus difficile, parce qu'on a augmenté de façon radicale les seuils tout en coupant les cours de français et le support aux organismes et les différents mécanismes d'intégration", a-t-il fait valoir.
"La récente décision du gouvernement d'augmenter le seuil (de 45 000 personnes actuellement) d'un autre 10 000 personnes sans mettre en place des efforts d'intégration supplémentaires est une erreur", a-t-il poursuivi.
Le ministère de l'Immigration a autorisé une hausse annuelle du seuil d'immigration pour le porter à 55 000 en 2010.
M. Dumont estime plutôt que la solution à privilégier se trouve d'abord du côté des Québécois eux-mêmes, par l'augmentation du nombre d'enfants.
De son côté, à Québec, la ministre de l'Immigration,Yolande James, a accusé l'ADQ d'alimenter les préjugés à l'égard de l'immigration alors que, selon elle, les Québécois doivent être plus sensibilisés à la contribution des immigrants.
"Je ne vois pas comment un parti peut défendre une publicité qui alimente les préjugés", a-t-elle affirmé.
La ministre de l'Immigration a fait ces commentaires, vendredi, en réaction à la publication d'un sondage le jour même révélant que plus de la moitié des Québécois (51 pour cent) estiment, à l'instar de M. Dumont, que la capacité d'accueil et d'immigration a été atteinte au Québec.
Mme James a fait valoir que la faible croissance démographique nécessite l'apport des immigrants à la société québécoise.
Pour sa part, la chef péquiste a refusé de commenter les résultats du sondage et s'est limitée à dire qu'elle s'inquiétait du message de l'ADQ sur la question de l'immigration qu'elle juge "très ambigu".
Cela dit, elle a insisté sur la nécessité pour le gouvernement d'offrir des services de francisation aux nouveaux Québécois susceptibles de les aider à s'intégrer, à se familiariser avec les habitudes de vie et avec la culture francophone québécoise, de façon à ce qu'ils s'intègrent mieux.
© La Presse Canadienne, 2008
La ministre de l'Immigration Yolande James. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot
Par Rollande Parent, LA PRESSE CANADIENNE
MONTREAL - Le chef adéquiste Mario Dumont a revendiqué, vendredi, le droit de discuter de toutes sortes de questions, même les plus sensibles, comme celle de l'immigration. Il a accusé la chef péquiste Pauline Marois de manquer de leadership en ne rappelant pas à l'ordre son candidat Maka Kotto, dans le comté de Bourget, et d'avoir entériné la hausse du nombre d'immigrants prévue par le gouvernement libéral.
Le candidat Kotto a qualifié de "lepéniste", ce qui équivaut à l'extrême-droite en France avec Jean-Marie Le Pen, les panneaux publicitaires adéquistes quant à l'immigration.
Cette publicité de l'Action démocratique du Québec (ADQ) déployée dans les circonscriptions électorales de Bourget et Pointe-aux-Trembles indique que le bilan péquiste-libéral constitue un recul du français à Montréal et, un peu plus bas, on peut lire "hausse de l'immigration de 22 pour cent". Ces quelques lignes sont suivies de la proposition adéquiste suivante: "politique nataliste et gel du seuil d'immigration".
"Maka Kotto dérape dans le comté de Bourget et Pauline Marois ne l'a pas rappelé à l'ordre par rapport à des propos incroyables, inacceptables", a lancé M. Dumont, qui a plaidé la pureté de ses intentions.
"On est préoccupé par le fait qu'au cours des dernières années, l'intégration des immigrants est moins réussie, de plus en plus difficile, parce qu'on a augmenté de façon radicale les seuils tout en coupant les cours de français et le support aux organismes et les différents mécanismes d'intégration", a-t-il fait valoir.
"La récente décision du gouvernement d'augmenter le seuil (de 45 000 personnes actuellement) d'un autre 10 000 personnes sans mettre en place des efforts d'intégration supplémentaires est une erreur", a-t-il poursuivi.
Le ministère de l'Immigration a autorisé une hausse annuelle du seuil d'immigration pour le porter à 55 000 en 2010.
M. Dumont estime plutôt que la solution à privilégier se trouve d'abord du côté des Québécois eux-mêmes, par l'augmentation du nombre d'enfants.
De son côté, à Québec, la ministre de l'Immigration,Yolande James, a accusé l'ADQ d'alimenter les préjugés à l'égard de l'immigration alors que, selon elle, les Québécois doivent être plus sensibilisés à la contribution des immigrants.
"Je ne vois pas comment un parti peut défendre une publicité qui alimente les préjugés", a-t-elle affirmé.
La ministre de l'Immigration a fait ces commentaires, vendredi, en réaction à la publication d'un sondage le jour même révélant que plus de la moitié des Québécois (51 pour cent) estiment, à l'instar de M. Dumont, que la capacité d'accueil et d'immigration a été atteinte au Québec.
Mme James a fait valoir que la faible croissance démographique nécessite l'apport des immigrants à la société québécoise.
Pour sa part, la chef péquiste a refusé de commenter les résultats du sondage et s'est limitée à dire qu'elle s'inquiétait du message de l'ADQ sur la question de l'immigration qu'elle juge "très ambigu".
Cela dit, elle a insisté sur la nécessité pour le gouvernement d'offrir des services de francisation aux nouveaux Québécois susceptibles de les aider à s'intégrer, à se familiariser avec les habitudes de vie et avec la culture francophone québécoise, de façon à ce qu'ils s'intègrent mieux.
© La Presse Canadienne, 2008
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